Le « Tahitian Dreamliner »: du rêve à la réalité…

Plusieurs centaines de personnes ont assisté, ce jeudi au Méridien Tahiti-Punaauia, à la soirée de présentation du « Tahitian Dreamliner », la nouvelle flotte d’Air Tahiti Nui.

Afin de célébrer cette nouvelle page de l’histoire de la compagnie au tiare, les dirigeants avaient convié du beau monde! Des institutionnels au premier rang desquels une bonne partie du gouvernement d’Edouard Fritch; mais aussi les actionnaires, partenaires et nombreux hommes d’affaires, sans oublier les professionnels du tourisme (agents de voyages etc) et de nombreux membres du personnel.

Après vingt ans de bons et loyaux services, les airbus A 340-300 vont progressivement céder la place au Boeing 787-900 dont le premier des quatre aéronefs est attendu sur le tarmac de Tahiti-Faa’a dans la première quinzaine du mois d’octobre en vue d’un premier vol déjà programmé et commercialisé pour le 7 novembre 2018.

« Un choix ambitieux mais dicté par l’intérêt général », selon le directeur général délégué Mathieu Bechonnet, qui a été scellé le 30 avril 2015, date de la signature de la commande ferme passée par ATN avec Boeing Industrie dont l’un des représentants, Dinesh Kerkar, en sa qualité de senior vice-président Asie-Pacific and India Sales, a fait le déplacement pour l’occasion.

Alors que le trafic touristique a progressé de 20% en Polynésie française entre 2013 et 2017, et au moment même où la concurrence pointe son nez dans le secteur, Air Tahiti Nui souhaite offrir à ses clients ce qui se fait de mieux en termes de confort et d’économie. Son PDG, Michel Monvoisin, ne tarit pas d’éloges sur les qualités de celui qu’il qualifie déjà comme « le plus bel ambassadeur du fenua ». Et d’une manière générale, « pour faire du voyage une fête et non une épreuve ».

Le B 787-900 se déclinera en trois classes dont une Poerava Business dont les sièges seront transformables en lit, a t-il assuré. Le wifi en prime. En Moana Premium, les voyageurs bénéficieront du même siège que celui de Singapour airlines dont la réputation n’est plus à faire. Enfin, les 230 places de la classe économique réservent également bien des surprises, notamment en terme de divertissements.

A n’en pas douter, il s’agit là d’un investissement plus que rentable pour la compagnie polynésienne qui non seulement va pouvoir réhausser son niveau de standing à bord pour mieux se démarquer vis-à-vis de ses concurrents, mais surtout la société en attend de belles économies. A elle seule, la consommation de carburant sera réduite de 29 000 tonnes par an, un détail qui n’est pas négligeable quand on sait que « ce poste représente 20% de nos coûts », ont précisé les responsables. 

Avant la présentation officielle de la maquette de l’avion, taille XXL, le vice-président du gouvernement Teva Rohfritsh, par ailleurs membre du conseil d’administration d’ATN, a exprimé toute sa satisfaction de voir la compagnie au Tiare, To Tatou Manureva, prête à défendre ses parts de marché (70% des touristes transportés) face à deux nouveaux pavillons: French bee et United airlines très prochainement. « On n’est pas des cornichons, on ne va pas se laisser croquer, on va les croquer… » a t-il déclaré avec beaucoup d’enthousiasme, tout en défendant l’idée d’une nécessaire diversification de notre offre de transport et d’hébergement pour créer de l’emploi. La présence jeudi soir de plusieurs ministres, dont celle en charge du Tourisme, Nicole Bouteau, illustre à ses yeux le soutien indéfectible du Pays pour continuer ensemble cette belle aventure. Enfin, Teva Rohfritsch a eu une pensée émue pour Nelson Lévy, architecte et concepteur d’ATN disparu trop tôt.

S.Antonin

 

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3 pensées sur “Le « Tahitian Dreamliner »: du rêve à la réalité…

  • 25 mai 2018 à 6 h 38 min
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    On leur a dit aux gens d’ATN qu’il existe sur le marché un avion plus spacieux, plus silencieux et surtout plus fiable que le « Nightmareliner », et qui est l’A 350-900 ?

    Si le 787 est bradé c’est qu’il y a des raisons, Air Austral a fait la même c……rie l’an dernier et s’en mord aujourd’hui les doigts……

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  • 25 mai 2018 à 11 h 09 min
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    « On n’est pas des cornichons, on ne va pas se laisser croquer, on va les croquer… » il faut une belle dose de courage pour sortir une phrase comme celle-ci….tout en finesse…comme son auteur…

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  • 25 mai 2018 à 22 h 00 min
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    Qui paie les frais de cette splendide réception, si ce n’est les clients, en achetant leur billet?

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