Le Tahoeraa demande que tout individu fichés « S » soit « persona non grata »

 

Dans une résolution présentée à Tarahoi par la présidente du groupe Tahoeraa, Teura Iriti, et la représentante, Sandra Lévy-Agami, en qualité de co-rapporteur, le parti orange s’empare du dossier des détenus fichés « S » à Nuutania, réclamant leur transfert vers la métropole ainsi que l’extension à la Polynésie de l’état d’urgence.

 

L’assemblée de la Polynésie française demande aux autorités de l’État de prendre toutes les dispositions nécessaires afin qu’il soit procédé à l’élargissement de l’état d’urgence aux collectivités d’outre-mer et en particulier à la Polynésie française.

L’assemblée demande à l’Etat que les individus identifiés comme radicalisés, ou en voie de radicalisation, fassent l’objet d’un transfèrement sans délai vers la métropole en vue de leur placement dans des centres spécialisés. Il conviendrait qu’un accompagnement des individus pour lesquels une mesure de transfèrement serait prononcée soit mis en œuvre afin d’initier un processus de déradicalisation, de suivi psychiatrique, et de prise en charge personnalisée.

Par ailleurs, il est demandé à l’Etat de prendre les mesures adéquates afin d’interdire l’entrée sur le territoire de la Polynésie française de toute personne « fichée S ».

L’assemblée propose, outre l’élargissement de l’état d’urgence, que les moyens des forces de police et de gendarmerie soient renforcés dans les plus brefs délais afin de mieux garantir la sécurité des concitoyens. Toutefois, il semblerait qu’une diminution de quarante-neuf gendarmes ait été d’ores et déjà actée avec une prise d’effet au mois de novembre 2016, alors qu’il est impérieux qu’un renforcement en moyens humains puissent être appréhendé en garantissant aux agents d’origine polynésienne, actuellement en service actif en métropole et affectés à des missions de sécurité, un retour prioritaire en Polynésie française pour effectuer leurs missions.

L’assemblée demande à l’Etat de prendre l’engagement de mettre en œuvre un plan de formation des personnels pénitentiaires, afin de mieux déceler les individus à risque dans l’environnement carcéral, afin d’opérer rapidement leur transfèrement.

La présente résolution sera publiée au Journal officiel de la Polynésie française et transmise, accompagnée de son rapport de présentation, au haut-commissaire, au Président de la Polynésie française, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat et aux parlementaires de la Polynésie française.

 

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