Le torchon brûle entre le président Tuihani et une partie du personnel administratif

Rien ne va plus entre le président de l’assemblée de la Polynésie française, Marcel Tuihani, et une bonne partie du personnel administratif de l’institution. En cause, la réorganisation en cours des services.

En fin de semaine dernière, l’ensemble du personnel adressait une lettre ouverte aux représentants pour dénoncer « des mesures de harcèlement institutionnel dont nous faisons collectivement l’objet depuis plus d’un an », peut-on lire en préambule. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est surtout la décision de démettre de leurs fonctions cinq chefs de service.

Le courrier fait également état de « préjugés et actes calculés, réitérés volontairement intimidants, offensants et humiliants ».

En fait, il s’agirait là d’une « lettre mensongère et insultante » qu’il convient de « considérer avec la plus grande prudence » selon l’actuel locataire du perchoir qui, à son tour, prend à témoins les élus en leur écrivant une lettre de 7 pages.

Dans sa réponse publique, Marcel Tuihani tente se justifier sa démarche d’optimisation des moyens et de mise en cohérence des services par une nécessaire réduction du nombre de services, passant de 10 à 5 seulement. Aussi, explique t-il, « certains agents qui étaient chefs de service n’en ont plus le titre, mais chacun reste dans son domaine de compétence et assume d’autres responsabilités au sein des services restructurés ».

A la place « nous avons cherché des ressources et des profils adaptés », rajoute le président de l’assemblée comme pour conforter le choix de recruter des personnes extérieures comme par exemple Tania Berthou, anciennement de la DAF, puis membre son cabinet. En revanche, il rend hommage au travail de l’actuel secrétaire général, Jeanne Santini, dont la place n’est nullement remise en question, précise Marcel Tuihani.

Enfin, dans sa riposte, le président de l’institution pointe du doigt la progression des arrêts maladie (hors maternité) dont le nombre est passé de 2499 en 2011 à 2955 en 2016, soit une moyenne de 25 jours par agent dans l’année considérée.

 

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