L’enseignement des langues polynésiennes à l’école en question

A l’initiative du président de la commission de l’éducation à l’assemblée de la Polynésie française, Michel Leboucher, une réunion d’information a été organisée ce matin, en salle John Teariki, portant sur la question de l’efficience de l’enseignement  des langues polynésiennes.

 

Pour en parler, l’institution législative du fenua a fait appel à deux enseignants-chercheurs en langues et civilisations polynésiennes, Jacques Vernaudon et Mirose Paia.

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L’occasion pour eux de porter à la connaissance des élus, mais pas seulement…, le fruit de leurs investigations, à la suite notamment de la diffusion du rapport (plutôt critique) de la Chambre territoriale des comptes (CTC) sur ce sujet.

En préambule, l’ancien ministre de l’Education sous le gouvernement Flosse a vanté les mérites de ces expérimentations menées au sein de plusieurs écoles primaires aux fins que les jeunes Polynésiens puissent se réapproprier leur propre langue. Une action qui a d’ailleurs été soutenue par tous les gouvernement, indépendamment de leur sensibilité politique.

Avec cinq années de recul, en effet, il était plus que temps d’évaluer la pertinence du dispositif à partir des résultats sociolinguistiques de « ReoC3 »  et des résultats de l’enquête «  OPL ».

Pourtant, l’efficacité de l’école polynésienne semble remise en cause par la CTC dans le rapport en question où on peut lire:  » (…) la Polynésie française n’applique pas le même volume horaire que les programmes dit de l’école du socle92 qu’elle a par ailleurs adoptée. Ces programmes correspondent à un volume horaire par matière et par classe et donne lieu à une progression pédagogique normalisée, sur laquelle reposent les évaluations nationales. L’horaire global est fixé à 27 h réparties en 8 demi-journées ; cet horaire correspond en théorie à 25 heures de classe, auxquelles s’ajoutent 2 heures consacrées au soutien en classe des élèves en difficulté. En Polynésie, le même horaire prend toutefois en compte une diminution de deux heures en français au cycle 2 et de 30’ en maths, afin de dégager des tranches horaires pour l’enseignement des langues polynésiennes. La diminution est donc de 2h30 pour les cycles 2 et 393. Cette diminution des horaires consacrés aux matières testées est, sans doute, une des causes de cette moindre performance. En 2013, un rapport de l’IGEN94 avançait aussi cette explication en soulignant l’impact de l’enseignement renforcé des langues et des cultures polynésiennes sur les acquisitions fondamentales ».

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