Les Aires Marines Protégées, entre chiffres et réalité

Malgré un fossé entre les chiffres mis en avant par les Etats et la réalité sur le terrain, les aires marines protégées peuvent remplir leur mission. A condition qu’elles soient mises en place de manière ambitieuse et bien gérées.

Sur le papier, la nouvelle est réjouissante : le nombre d’aires marines protégées (AMP) ne cesse de croître dans le monde. En 2010, en application de la Convention sur la diversité biologique de 1992, les 160 Etats signataires se sont engagés à créer 10 % de zones sous ce statut d’ici 2020. Résultat, ces espaces délimités en mer censés améliorer la protection à long terme de la faune et de la flore locale représentaient 3,72 % de la surface des océans en 2015, soit environ deux fois plus que cinq ans plus tôt.

Sauf que, selon une étude parue début août dans la revue Frontiers in Ecology and the Environment, seule 1,4 % de cette surface était en réalité intégralement protégée, c’est-à-dire interdisant toute extraction de ressources, en particulier halieutiques. Et la grande majorité des zones nouvellement établies n’étaient que partiellement protégées, autorisant plus ou moins généreusement les activités de pêche.

Officiellement, la France fait encore mieux. L’objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement et le Grenelle de la mer, sous Sarkozy, de classer 20 % des zones sous juridiction française en AMP a été atteint. Et même dépassé, avec 22 % d’AMP en 2017 dans les eaux françaises (qui couvrent 11 millions de km², surtout outre-mer, soit le second espace maritime après les Etats-Unis). Sauf que, là encore, le ratio entre les AMP intégralement protégées et les autres est énorme.

En Méditerranée, par exemple, la France déclare plus de 40 % d’AMP dans ses eaux. «Mais quand on comptabilise uniquement ce qui est intégralement protégé, on est à moins de 1 %», souligne Joachim Claudet, chercheur au CNRS et coauteur d’une étude sur l’efficacité écologique des aires marines protégées parue début août dans la revue Frontiers in Ecology and (…)

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Source: Yahoo actualités

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