Les défaillances d’entreprises ont diminué de 22% en 2016/2015

L’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) vient de publier une étude sur les défaillances d’entreprises dont voici les principaux enseignements.

Cette étude s’attache à analyser l’évolution des défaillances d’entreprises sur la période 2009-2016, au regard d’un contexte économique dégradé à compter de 2009.

En effet, la récession économique qu’a subie la Polynésie française à partir de 2009, a eu pour conséquence la détérioration de la situation financière de nombreuses entreprises, conduisant certaines d’entre elles à la cessation de paiement.

Ce sont ainsi plus de 1 800 jugements, concernant 961 entreprises défaillantes, qui ont été prononcés par le tribunal compétent.

Pour la majorité d’entre elles, la procédure collective se termine par la liquidation judiciaire, traduisant ainsi un taux de survie faible des entreprises. Cette situation résulte d’une part, de la méconnaissance des chefs d’entreprises, notamment des entrepreneurs individuels, des procédures offertes par le droit, et d’autre part, de la saisie trop tardive du tribunal pour les entreprise qui y recourent : le tribunal ne peut que constater la situation irréversible de l’entreprise.

D’après les données analysées, les entreprises défaillantes sont le plus souvent des entreprises individuelles ou des SARL de création récente et de petite taille, localisées dans les îles du Vent. Les secteurs des services, du commerce et de la construction sont les plus représentés.

Deux causes principales ont été identifiées : d’une part, l’impact de la conjoncture économique, avec cependant un décalage dans le temps sur la défaillance des entreprises, d’autre part, des facteurs propres à l’entreprise, notamment liés à une maîtrise insuffisante, par le dirigeant, des règles de bonne gestion d’une entreprise. Localement, du fait de l’insularité, les effets « dominos » sont importants avec le transfert des difficultés de l’entreprise à tous ses partenaires.

À partir de 2014, l’économie de la Polynésie française a présenté des signes d’amélioration, qui se sont confirmés les années suivantes, comme en témoigne la progression de l’indicateur du climat des affaires calculé par l’IEOM. Suivant cette tendance, le nombre de défaillances d’entreprises est en retrait de 22% en 2016 par rapport à 2015. Cette baisse globale ne permet pas pour autant de conclure à un assainissement de la situation financière des entreprises polynésiennes.

Il est ainsi important que le dirigeant sollicite au plus tôt l’assistance du tribunal du commerce, dès lors que les signes de vulnérabilité de l’entreprise apparaissent (pertes récurrentes, retards de paiement des fournisseurs, allongement des délais de règlement des clients) afin d’améliorer les chances de survie de l’entreprise.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close