Les entreprises confortent davantage leur trésorerie

Dans une note expresse publiée vendredi, l’Institut d’émission d’outre-mer en Polynésie (IEOM) fait le point sur l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises 4e trimestre 2015.

Au quatrième trimestre 2015, la demande de nouveaux crédits de la part des petites et moyennes entreprises polynésiennes s’est principalement portée sur les crédits de trésorerie. 23 % des PME et 14 % des TPE polynésiennes ont tenté d’en obtenir, des proportions deux à trois fois supérieures à celles observées en métropole.

Les crédits d’investissement sont, en revanche, moins fréquemment sollicités (12 % des PME et 9 % des TPE). Lorsqu’elles le sollicitent, les PME accèdent aisément au financement bancaire.

Au quatrième trimestre, la plupart d’entre elles ont obtenu en totalité ou en grande partie les crédits souhaités. Cet accès est plus délicat pour les TPE polynésiennes : seules 54 % ont vu leurs demandes de crédits de trésorerie satisfaites, contre 63 % en métropole.

L’obtention de crédits d’investissement leur est en revanche plus favorable (94 % contre 82 % en métropole). Concernant l’étude de leur demande, les chefs d’entreprise interrogés font essentiellement état d’obstacles vis-à-vis des garanties demandées et de délais de réponse trop longs.

Le coût des financements obtenus est globalement stable au quatrième trimestre – pour la moitié des entreprises – ou orienté à la baisse. Pour les entreprises qui n’ont pas sollicité de nouveaux crédits, les trois principaux motifs évoqués sont l’absence de besoin (citée dans 65 % des cas pour la trésorerie et 57 % pour l’investissement), la volonté de principe de ne pas s’endetter, mais aussi une situation de l’entreprise jugée non propice par le chef d’entreprise lui-même.

En matière d’investissement, ce sentiment défavorable, qui s’apparente à de l’autocensure, est plus fréquemment avancé par les PME polynésiennes (22 %) que par celles de métropole (1 %). A contrario, l’anticipation d’un refus du banquier en raison de critères trop sévères est peu citée : elle concerne seulement 4 % des TPE polynésiennes et rarement les PME.

(IEOM)

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