« Les femmes polynésiennes n’aiment pas être tapées »

La violence n’est pas une fatalité ! peut-on lire dans un communiqué du groupe Tapura huiraatira à l’assemblée en réaction à la dernière affaire jugée aux Assises.

Nous tenons à réagir aux propos rapportés par La Dépêche de Tahiti du jeudi 21 septembre 2017 à l’occasion du procès de l’homme qui a tué sa femme à force de coups, après une journée passée à boire du komo.

Pour défendre son client, son avocat aurait invoqué « une explication culturelle » : « Les Polynésiennes aiment être tapées. Ce n’est pas conforme aux normes européennes, mais c’est la réalité ». Parlant aussi de « pratique ancestrale ».

Il est inacceptable de défendre un comportement condamnable par lui-même en utilisant de tels arguments. Les femmes polynésiennes n’aiment pas être tapées, frapper n’est pas une preuve d’amour. C’est de la violence, jamais justifiable. Les hommes et les femmes sont égaux et aucun n’a le droit de frapper l’autre. Sans compter les effets désastreux sur les enfants.

Il faut identifier les causes de cette violence, consommation de komo dans ce cas, mais aussi manque de communication, défaillances dans l’éducation, conditions de vie … . Et agir sur ces causes.

La violence n’est pas une fatalité.

Le groupe Tapura Huiraatiraa

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