Les Marquises, dignes d’intégrer le patrimoine mondial de l’Unesco

Deux jours après avoir défendu, aux côté du président Edouard Fritch et du Haut-Commissaire Lionel Beffre, le dossier d’inscription du site de Taputapuatea au patrimoine mondial de l’Unesco devant le comité national des biens français,  Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Promotion des langues et de la Culture a organisé, jeudi, une réunion, à la Délégation de la Polynésie, à Paris, sur la candidature des Marquises.

Le ministre de la Culture a, notamment, convié,  à cette occasion, Michèle Prats experte du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), Thierry Lefebvre expert de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), ainsi que Bruno Favel, chef de département à la direction générale du patrimoine (Ministère de la Culture et de la Communication), Jérôme Etifier, du département de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages au ministère de développement durable, de l’écologie et de l’énergie,  et Jean François Villesuzanne, de la DGOM, au ministère des Outre-mer.

Heremoana Maamaatuaiahutapu a eu la confirmation que pour les membres du comité national des Biens français, les Marquises présentent indéniablement un fort potentiel pour une inscription future sur la liste du patrimoine mondial au regard des critères naturels et culturels de l’UNESCO.

Selon les experts, l’archipel dispose d’un écosystème naturel exceptionnel, riche d’une biodiversité terrestre et marine remarquable liée à son isolement. Auxquels s’ajoutent des paysages naturels et culturels d’une incontestable valeur esthétique. D’ores et déjà les Marquises répondent à six critères de la convention du patrimoine mondial. Trois pour le volet culturel et trois autres pour le volet naturel.

Une inscription dans les 3 à 5 ans

L’ICOMOS et l’IUCN, dans deux rapports récents, ont formulé des recommandations dans le but d’accroître les chances de réussite de la candidature des îles Marquises.

Il a ainsi été rappelé que le périmètre du bien proposé à l’inscription devait être clairement défini et intégrer une partie du domaine maritime. De même qu’un important travail de sélection devait être opéré au regard de la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) retenue. Ou bien encore, il a été recommandé de poursuivre l’acquisition de connaissances (recensement de paysages, biodiversité, etc…). La complexité de ce dossier tient, entre autre, dans le nombre de sites.

Pour autant, son potentiel est tel que le ministre et les experts ont convenu que ses chances de succès étaient réelles. L’inscription ne devrait pas intervenir avant 3 à 5 ans. Bien des étapes se succèderont d’ici là. A commencer par un travail technique et scientifique. Il conviendra de relever une succession de caractéristiques et de chercher dans ce bien ce qui le rend à la fois spécifique et universel.

Au terme  de ces échanges, le ministre de la culture a souhaité que des spécialistes de métropole viennent rapidement renforcer l’équipe en charge de ce dossier. Il a convenu, avec les experts présents, de la tenue d’une réunion bilan avec le comité restreint en février 2016.

 

 

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