Les recettes touristiques ont rapporté 50,1 milliards Fcfp en 2015

Dans un contexte économique plus favorable, l’excédent du compte de transactions courantes s’est accru de 7,5 milliards de F CFP sur un an, passant de 23,8 milliards de F CFP à 31,3 milliards de F CFP, analyse l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM).
L’excédent des revenus (salaires et investissements) s’élève à 58,7 milliards de F CFP en 2015, soit +0,8 milliard de F CFP par rapport à 2014. Il est structurellement excédentaire du fait d’importants versements de salaires de l’État vers la Polynésie française.

Le solde des échanges de services s’inscrit en hausse de 7,4 milliards de F CFP en 2015, pour s’établir à 61,1 milliards de F CFP, principalement grâce aux bonnes performances des services de voyage et au renforcement des dépenses d’investissement des forces armées dans le cadre du projet TELSITE, enregistrées en exportations de services des administrations publiques. Les recettes touristiques s’élèvent à 50,1 milliards de F CFP en 2015, en hausse de 9,3 % sur un an et de 37 % en cinq ans. Le tourisme conforte ainsi son rôle de première ressource à l’exportation de la Polynésie française, générant 42 % des recettes de biens et services du territoire en 2015.

En revanche, le déficit de la balance des biens se creuse de 5,3 milliards de F CFP en 2015, à 147 milliards de F CFP. Les exportations reculent (-1,2 milliard de F CFP), grevées par la forte baisse des recettes liées au secteur perlicole, alors que les importations progressent (+4 milliards de F CFP) en raison d’importants achats de biens d’équipement.

Les versements publics nets de l’État (solde des services des administrations publiques, des rémunérations des salariés du secteur public et des transferts courants du secteur des administrations publiques) atteignent 134 milliards de F CFP en 2015, ce qui représente 51 % du total des crédits du compte de transactions courantes. En termes nets, ils pèsent 24 % de la richesse créée en Polynésie française en 20151.

Les transferts courants des administrations publiques, 75,1 milliards de F CFP en 2015, représentent 28 % des recettes du compte de transactions courantes : en recul de 3,4 % en 2014, ils progressent de 6,1 %. S’y ajoutent d’autres versements, sous forme de salaires, de dépenses de fonctionnement et d’investissement, de pensions.

Les investissements directs (IDE) se soldent par des entrées nettes très faibles, 0,3 milliard de F CFP en 2015, après 2,8 milliards de F CFP en 2014. Cette diminution est liée à une nette réduction des apports de trésorerie de sociétés mères vers leurs filiales en Polynésie française. En revanche, les achats de biens immobiliers en Polynésie française, effectués à 78 % par des métropolitains, s’inscrivent en légère hausse en 2015 (+0,3 milliard de F CFP), pour s’établir à 1,2 milliard de F CFP.

(Source: IEOM)

 

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