Les syndicats de salariés lavent leur linge sale à la Présidence

Comme elle l’avait souhaitée, l’Intersyndicale emmenée par Patrick Galenon a bien été reçue mardi après-midi à la Présidence mais la rencontre a tourné court.

Toutes les organisations représentatives des salariés avaient été conviées par le président Edouard Fritch et sa ministre en charge de la réforme de la Protection sociale généralisée, Tea Frogier.

A Ti’a i Mua est arrivé en premier, suivi un peu plus tard des quatre centrales contestataires, à savoir: la CSTP-FO, la CSIP, O oe to oe rima et Otahi. Notons également la présence des représentants des agents communaux (Cosac) et ceux du STIP pour les enseignants

En introduction, le chef de l’exécutif local – à qui il avait été fait le reproches d’avoir quitté la table des discussions ces dernières semaines – a tenu une nouvelle fois à rassurer ses interlocuteurs sur le fait qu’aucune décision n’avait été arrêtée et que les travaux de réflexion étaient toujours en cours.

Mais à l’évidence, la tension était ailleurs. A l’image de Ronald Terorotua qui, selon nos informations, a délibérément « cherché des poux » dans la tête de ses homologues d’A Tia i Mua. Les échanges ont été tellement vifs que Pico Yan Tu et Mahinui Temarii ont même failli en venir aux mains en présence de plusieurs ministres du gouvernement qui n’en revenaient pas. Après quoi, les parties se sont séparées au bout de quinze minutes dans la plus grande indifférence.

En réaction à ce qui s’était passé, sous ses yeux, quelques minutes plus tôt, le président Fritch a déclaré, quelque peu désabusé: « Ils ont failli se battre, pas pour la PSG, pour des positions qui ont été prises par les uns et les autres, je déplore ce genre de situation, on s’est beaucoup plaint parce que j’étais avec Manuel Valls, que je n’étais pas là le 1er mai, et quand je suis là, on vient faire les imbéciles devant moi, je ne peux pas accepter cela. Il y a un vrai problème ».

Retenons seulement que cette rencontre qui avait pour objet principal de dégager des pistes alternatives de travail, si tant est qu’elles soient crédibles, se solde par une petite phrase qui n’est pas anodine. A la question de Pico Yan Tu qui cherchait à connaître les propositions de l’Intersyndicale, il lui a simplement été répondu: « On sait ce que l’on veut parce que l’on ne veut pas ce que vous voulez! »

De là à penser qu’il y a de la mauvaise volonté chez certains…

 

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