Leur parti politique, c’est la Polynésie française!

Tel est, en résumé, l’état d’esprit qui anime aujourd’hui les représentants élus à l’assemblée des groupes Tapura huiraatira et A Ti’a Porinetia.

Moins de quarante-huit heures après la sanction prononcée par le Tahoeraa à l’encontre de son numéro 2 et président-délégué, Edouard Fritch, une nouvelle union se dessine autour d’un leader incontesté.

A l’occasion d’une conférence de presse visant à renouveler leur soutien au président du Pays et à son gouvernement, les deux groupes autonomistes, actuellement minoritaires à Tarahoi, ont effectivement accompli un grand pas en parlant d’une seule et même voix.

IMG_5745Pour dire quoi ?

D’abord, qu’au moment où des dossiers importants (réforme de la PSG, schéma directeur des transports etc…) doivent être traités au plus vite, il ne faut pas que les jeux politiques prennent le pas sur l’intérêt général. « Le Pays ne peut souffrir d’une nouvelle période d’instabilité » a déclaré Gaston Tong Sang. Ensuite, qu’il est temps de réveiller les consciences car « tout le monde voit ce qui se passe actuellement à l’assemblée », a souligné Lana Tetuanui. Avant d’ajouter avec détermination: « Nous irons jusqu’au bout; la population nous a donné un mandat de 5 ans; c’est elle qui nous jugera le moment venu ».

Dans le même registre, Michel Buillard a mis en avant « la volonté populaire » qui les anime. La meilleure preuve en est qu’autour de la table figurent les tavana des plus grandes communes de l’agglomération urbaine: Papeete, Punaauia, Paea, Arue et naturellement…Pirae. Sans parler de toutes celles dans les archipels…A ses yeux, Edouard Fritch n’est pas un traître, pas plus que ne l’ont été Gaston Sang et Alexandre Léontieff avant lui, en mémoire des événements de 1987 et 2008. Et d’indiquer que ces trois personnalités ont en commun d’avoir chèrement payé leur liberté de penser et d’agir.

Mais le plus bel hommage rendu à Edouard Fritch émane de Philip Schyle qui, pourtant, n’a jamais eu d’affinités avec le parti orange et ses cadres. Jusqu’à aujourd’hui, tout au moins, car il n’a pas tari d’éloges envers le nouveau chef de l’exécutif local, « pour sa vision, son ouverture d’esprit et sa volonté de faire les choses en règles », a t-il expliqué. A l’inverse, il a dépeint « une situation étrange » qui fait que l’action du président du Pays est « entravée par quelqu’un qui n’est pas élu mais dont l’influence est considérable, voire nuisible ».

Face au scepticisme ambiant, l’union des élus Tapura et A Ti’a Porinetia va devoir démontrer que le changement, cette fois-ci, est en marche.

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