Limiter l’extension de la petite Fourmi de feu sur les trois îles actuellement infestées

Lors du conseil des ministres de ce matin, un point a été fait sur l’évolution de la petite Fourmi de feu en Polynésie.

Dans le cadre de sa mission de préservation de la biodiversité, la Direction de l’Environnement poursuit et développe son programme de lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Articulé selon trois axes prioritaires, le plan d’actions de ce programme vise à :

– une gouvernance efficace, en coordonnant des actions, relayant l’information et mobilisant toujours de nouvelles personnes ressources relais sur le sujet ;

– former et sensibiliser un maximum de partenaires au sein d’un public-cible de professionnels, de particuliers et d’agents assermentés en s’appuyant sur des actions de sensibilisation ainsi que de nombreux supports produits ces dernières années (affiches, dépliants, films, etc) ;

– gérer et lutter efficacement en développant des systèmes de réponses rapides à des invasions tout en coordonnant la mise en œuvre opérationnelle des plans d’action/île ainsi que le suivi périodique et l’évaluation des actions.

C’est au sein de ce dernier axe que s’intègre l’opération de lutte contre la petite fourmi de feu (Wasmannia auropunctata). Trois îles demeurent infestées jusqu’à présent. L’île de Rurutu, où la lutte se poursuit sur les deux colonies connues, et dont la surface n’excède pas 5 hectares, ainsi que les îles du Vent, à Tahiti et Moorea, où la situation évolue et où la lutte continue de s’organiser.

Des actions de grande ampleur ont été initiées à Moorea en 2013, à partir de données relatives à quatre colonies connues, et dont la surface totale cumulée n’excédait pas 15 hectares. Les résultats de l’application du protocole de lutte recommandé par le Programme Régional Océanien pour l’Environnement (PROE) se révèlent satisfaisants mais de nouvelles détections toutes récentes, de plus de 20 hectares laissent penser que l’éradication à Moorea n’est déjà plus envisageable.

Il est à déplorer qu’en dépit de tous les efforts menés par le gouvernement à partir de 2004 et toute la médiatisation sur ce sujet durant les opérations dont le coût estimatif est de plus de 200 millions Fcfp, trois des quatre colonies de l’île sœur proviennent fort probablement de transferts de plantes depuis Mahina, zone initiale d’infestation en Polynésie française dans les années 90.

Les perspectives de cette opération portent prochainement sur la mise en place de protocoles de suivi sur quelques zones témoins, afin de s’assurer au mieux de l’innocuité de ces interventions sur l’environnement et de poursuivre la recherche de nouvelles méthodes de lutte autant que possible. Il est dorénavant primordial de préserver indemne toutes les îles non contaminées jusqu’alors. Il est également important de limiter l’extension de cette fourmi sur les trois îles actuellement infestées en sachant que les principales sources de contamination se font par le biais de transferts de végétaux, de débris végétaux et de terre.

 

Télécharger l'article en PDF

Une pensée sur “Limiter l’extension de la petite Fourmi de feu sur les trois îles actuellement infestées

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close