L’une des batailles du RSMA-Pf, la lutte contre l’illettrisme

La ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, Nicole Sanquer-Fareata, s’est rendue vendredi matin, au régiment du service militaire adapté de Polynésie française (RSMA-Pf), dans le cadre des journées nationales d’actions contre l’illettrisme.

Le ministère de l’Education et de l’enseignement supérieur a procédé à l’installation de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) en février 2015. Ce dispositif tend à réduire, par des actions de prévention, le nombre de sorties sans diplôme, dès le primaire, en continuité avec le secondaire ; et à également prendre en charge les élèves décrocheurs de plus de 16 ans en vue d’un raccrochage et/ou d’une qualification reconnue, pour une insertion sociale et professionnelle durable.

Organisme de formation et de promotion sociale relevant du ministère des Outre-mer, le service militaire adapté est un service unique de l’Etat, qui a pour mission principale de faciliter l’insertion dans la vie active des jeunes gens et jeunes filles d’Outre-mer.2015-09-11-MEE-RSMA 3

Dans la convention triennale État-Polynésie française signée en novembre 2013, les missions du régiment du service militaire adapté de Polynésie française ont été redéfinies et consistent à faciliter l’insertion sociale de jeunes volontaires polynésiens en dispensant une formation militaire, citoyenne, scolaire et professionnelle adaptée ; à offrir à de jeunes diplômés une première expérience professionnelle ; et à participer aux plans d’urgence et de secours au sein des forces armées.

Elles permettent à des jeunes de raccrocher le système par une remise à niveau scolaire, une formation qualifiante, une insertion dans le monde du travail ou une poursuite d’étude, tout en s’imprégnant du savoir-être indispensable à la vie en société.

A ce titre, les jeunes volontaires repérés en situation d’illettrisme bénéficient d’une remise à niveau scolaire encadrée par des professeurs des écoles mis à disposition du régiment (trois sur Tahiti, un sur Tubuai et un sur Atuona) par le ministère de Sanquer-Fareata.

Ce dispositif est né d’un protocole d’accord signé en 2009 par les autorités représentatives du polynôme académique de Polynésie française, les autorités militaires, le vice-recteur de Polynésie française et le ministre polynésien en charge de l’éducation.

Les jeunes volontaires sont également préparés, et présentés, au certificat de formation général (CFG), diplôme national susceptible d’offrir un emploi ou de poursuivre des études. Chaque année, le taux de réussite à ce diplôme dépasse les 98%, avec en 2014 un taux d’insertion dans le monde du travail de 78%.

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