Lutte contre Daesh : faut-il changer de stratégie ?

La revendication est claire. Daesh. Les bombardements de Raaqa sont une riposte mais ils ne suffiront pas à éradiquer le mal. Faut-il envisager de changer de stratégie militaire en Syrie et en Irak ? La question est sur la table du président Hollande.

La guerre en Syrie vient sur notre territoire. Le bilan est lourd. Il appellait une réaction forte. Elle est arrivée. 20 bombes larguées sur des djiadistes qui quelques heures plus tôt se réjouissaient du carnage de Paris. Mais François Hollande a promis une réponse forte. Mais sous quelle forme ?

Pour l’heure, le bilan militaire de la guerre contre Daesh est nul. Après un an et demi de bombardements intensifs de la coalition internationale, Daesh n’a en rien diminué ni reculé. Au contraire. L’Etat islamique impose son empreinte sur un territoire conséquent, de Faloudja en Irak  à la banlieue de Damas en Syrie. Mais surtout, en un mois, les terroristes ont fait la démonstration qu’ils sont capables de frapper leurs ennemis hors du terrain de guerre du « Levant » comme ils le nomment : la Turquie, l’Egypte (avion russe), le Liban (quartier Hezbollah) et aujourd’hui la France. Un an et demi après le début de l’intervention militaire de la coalition occidentalo-arabe,  l’État islamique est plus fort que jamais. Dès lors que faire ?

Les données du problème sont simples et elles sont désormais sur la table du président de la République.
1) – Continuer dans la voie choisie. Accepter l’idée que ce sera long et que pendant ce temps il furadra accepter le risque d’autres attaques.
2) – Changer de tactique et accepter l’idée qu’une guerre se gagne, en plus de frappes aériennes lourdes, en reprenant et en gagnant des positions au sol. Et intégrer ce que tout le monde sait : l’armée syrienne libre ou du moins ce qu’il en reste n’est plus en mesure de le faire. S’en suivent deux options :
2-a) Envoyer des troupes occidentales au sol. Des soldats français, américains, britanniques, turcs et en accepter les risques et les pertes inévitables.
2-b) S’appuyer sur les troupes déjà au sol, celles de l’armée syrienne d’Al-Assad et donc renoncer aux principes politiques qui nous guident depuis 3 ans. C’est ce que souhaitent les Russes et les Iraniens qui nous poussent sur la voie du « faisons d’abord la guerre aux terroristes, on verra le cas Assad plus tard ». Position qui évidemment réjouit le régime de Damas.

Si l’hypothèse 2a est retenue (celle d’une implication directe), la France pourrait solliciter l’OTAN. C’est sans doute le sens des propos de François Hollande qui insiste sur le fait que nous avons été attaqués par une armée, et que nous sommes en guerre. L’OTAN aurait là une justification pour mobiliser ses forces. On rappellera au passage que depuis plusieurs semaines le plus grand exercice conjoint jamais réalisé depuis la fin de la guerre froide mobilise les troupes de l’OTAN, en Espagne notamment. Exercices dans lequel il est question de neutraliser une organisation terroriste.

Source : Yahoo Lutte contre Daesh : faut-il changer de stratégie ?

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