Macron en Corse choisit le ton de la fermeté

Emmanuel Macron a adopté un ton ferme mardi au premier jour de sa visite en Corse en excluant toute amnistie de prisonniers, l’une des revendications des responsables nationalistes qu’il doit rencontrer dans la soirée.

Le chef de l’Etat a également affirmé la nécessité de ménager un « avenir » à la Corse dans le « giron républicain », posant ainsi les termes du débat qu’il entend avoir durant les deux jours de sa première visite dans l’île.

Il a affiché cette fermeté en prononçant un discours en hommage au préfet Claude Erignac sur les lieux où ce dernier a été assassiné il y a 20 ans à d’Ajaccio.

Son assassinat par un commando nationaliste « ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas », a affirmé Emmanuel Macron, qui s’exprimait devant quelque 300 personnes. « La Corse, terre de fierté et de dignité, a été salie par ce crime », a poursuivi le président. Il s’est félicité que « la justice de la République » ait « pu être rendue » et a averti qu’elle serait « suivie sans complaisance, sans oubli, sans amnistie ».

Il a ainsi fermé la porte à l’une des principales revendications défendues par les deux dirigeants nationalistes de l’île, le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni, présent à la cérémonie, et celui de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, absent.

Ces derniers n’ont pas immédiatement réagi, dans l’attente de l’entretien qu’ils doivent avoir avec lui à la Collectivité territoriale unique, à Ajaccio.

– ‘lieu maudit’ –

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont multiplié les déclarations ces derniers jours pour appeler le pouvoir à un « dialogue sans tabou », tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte leurs revendications pour une plus grande autonomie, la co-officialité de la langue corse ou le statut de résident.

« Il y a une fenêtre historique pour sortir de la logique de conflit », a estimé Gilles Simeoni, qui s’est toutefois inquiété mardi dans Corse-Matin de la présence « autour du président de la République de faucons qui campent sur un refus total de toute avancée et jouent la politique du pire ».

Comme les trois députés nationalistes présents, Gilles Simeoni n’a pas applaudi le discours du président.

Emmanuel Macron a dénoncé avec force la « lâcheté » des assassins du préfet, coupables d' »un de ces actes de terrorisme dont notre nation eut encore récemment à subir la barbarie », en faisant référence aux attentats jihadistes.

Source: Yahoo Actualités

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close