Mission d’appui pour un retour d’expérience suite à l’épidémie de chikungunya

Sept mois après l’apparition des premiers cas de chikungunya, les autorités sanitaires polynésiennes veulent tirer les conséquences de cet épisode épidémiologique; un sujet traité ce matin en conseil des ministres…

La Polynésie française a dû faire face à partir du mois d’octobre 2014 à une épidémie liée à l’introduction du virus du chikungunya, arbovirose transmise par le moustique. La Polynésie française, naïve de cette maladie jusqu’à cette date, s’est retrouvée confrontée à une flambée épidémique rapide avec des taux d’incidence élevés, conduisant à des mesures d’adaptation du système d’offre de soins.

Le plan de gestion de la crise sanitaire a été enclenché dès le début du mois d’octobre 2014, avec la mise en place d’une cellule de coordination interministérielle réunissant toutes les parties prenantes, avec la participation du Haut-commissariat de la République française en Polynésie.

La gestion de la crise s’est appuyée sur le plan de lutte anti-vectorielle établi à la suite de l’épidémie précédente de Zika survenue en 2013. Ce plan a été validé en juillet 2014 par le gouvernement. Cette nouvelle épidémie offre l’opportunité de mettre en oeuvre immédiatement une évaluation des actions menées et en particulier d’évaluer les dispositions arrêtées à l’issue du RETEX précédent. La cellule de coordination de la lutte contre l’épidémie a préconisé d’avoir recours à une mission d’évaluation externe pour réaliser une analyse objective des retours d’expérience, conformément à la méthodologie internationale reconnue en matière de retours d’expérience suite à un phénomène épidémique.

L’InVS (Institut de veille sanitaire), avec lequel la Polynésie française a déjà travaillé, a accepté d’accompagner cette démarche de RETEX. Les préconisations qui en découleront permettront d’adapter le cas échéant la stratégie de lutte anti-vectorielle en vigueur, incluant à la fois des actions de prévention à long terme et un affinement des réponses aux menaces et aux épidémies dues aux maladies vectorielles émergentes ou ré-émergentes.

Le projet de convention résultant a été élaboré et validé avec l’InVS et l’ARS (Agence régionale de santé) de Martinique, employeur de l’ingénieur épidémiologiste désigné pour accompagner la démarche aux côtés du Pays. L’un des principes fondamentaux d’un RETEX consiste à le réaliser le plus rapidement possible après un phénomène épidémique. La fin de l’épidémie de chikungunya ayant été déclarée à l’issue du Conseil des ministres le 18 mars dernier, il est donc opportun de pouvoir procéder aux travaux d’évaluation dans les meilleurs délais.

La mission en Polynésie est ainsi prévue du 26 avril au 13 mai prochains.

 

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