Essaim d’abeilles au dessus de la tête de F. Riveta

Les apiculteurs du fenua ne désarment pas et appellent désormais à la démission du ministre de l’agriculture, Frédéric Riveta.

En cause, l’arrêté gouvernemental prévoyant la reprise des importations de miel pour pallier l’insuffisance de la production locale. On estime bon an mal an, en effet, qu’il manque 20 tonnes de miel pour répondre aux attentes des consommateurs.

Face à une décision prise sans concertation, le syndicat professionnel présidé par Raiarii Crawford réclame la démission du ministre de tutelle, Frédéric Riveta.

Mais plus que la perspective d’une concurrence étrangère, les apiculteurs du fenua mettent en avant le risque d’introduction de maladies et autres parasites nuisibles aux abeilles, un cheptel apparemment sain à ce jour.

Autre argument avancé: un audit a été mené sur la filière, courant 2012, dont les pouvoirs publics ne tiennent pas compte. Aussi, comme une provocation, les apiculteurs demandent aujourd’hui qu’un autre audit soit réalisé sur le SDR (Service du développement rural) qui coûterait au Pays, selon eux, la bagatelle de 2 milliards de Fcfp en fonctionnement.

Dans cette attente, une journée de protestation est programmée samedi 8 août, place Tarahoi. Les organisateurs communiqueront dans les jours qui viennent via les réseaux sociaux.

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Une pensée sur “Essaim d’abeilles au dessus de la tête de F. Riveta

  • 5 août 2015 à 8 h 45 min
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    Bon , j'en remets une couche :
    Je trouve effarant de constater à quel point nous sommes spécialistes du sciage de la branche sur laquelle on est assis ! Je suis le premier à râler parce que le miel coûte cher, mais si c'est le prix à payer pour garder nos abeilles saines, pour élever des reines et les exporter dans le monde entier(et donc assurer la survie d'une espèce, sans compter sur les revenus financiers), pour assurer la pollinisation des arbres fruitiers et autres légumes, pour permettre de développer le nombre d'apiculteurs (et donc donner un emploi formidable que beaucoup aimeraient avoir), et bien je l'accepte !
    Va-t-on recommencer l'épisode des fourmis de feu qui a su démontrer par son exemple la pauvreté intellectuelle du gouvernement de l'époque, incapable d'agir au bon moment !
    Il vaut mieux prévenir que guérir, une fois le varroa introduit il sera trop tard.

    Maintenant il faut bien avouer que notre ministre a raison en parlant d'introduction frauduleuse, c'est une réalité car la communication n'est pas assez relayée et la plupart des voyageurs en rapporte pensant que l'interdiction est là pour protéger les apiculteurs et préserver leurs gains. Mais encore faut-il mettre en place un système de contôle efficace …

    Une mine d'or effectivement, à croire que nous sommes tous suffisamment dans l'opulence, ou tout simplement suffisants.

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