Nicole Sanquer-Fareata rencontre le directeur de l’Agence des Aires Marines Protégées

La ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, Nicole Sanquer-Fareata, a reçu lundi après-midi, François Gauthiez, directeur de l’Agence des Aires Marines Protégées, dans le cadre du projet des « Aires marines éducatives (AME) ».

Les AME ont été mises en œuvre en 2014 avec la communauté de communes des Marquises, le ministère national en charge de l’écologie, l’initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), la fédération culturelle et environnementale des Marquises Motu Haka, l’agence des aires marines protégées, et surtout les écoles des Marquises qui se sont engagées dans cette aventure éducative.

Suite au bilan public réalisé par le ministère de l’éducation le 8 juin dernier, et aux diverses communications sur les AME, ce sujet a été particulièrement relayé en métropole. Ainsi Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, ses services, mais également de nombreux professionnels de la mer ont été particulièrement enthousiasmés par le concept polynésien. La ministre de l’Ecologie souhaiterait voir les possibilités d’étendre le concept polynésien des « aires marines éducatives » en métropole, tout en valorisant son origine.

C’est dans le cadre de cette démarche d’extension nationale, qui pourrait être rendue publique et médiatisée lors du colloque national des aires marines protégées, prévu à Brest du 6 au 8 octobre prochains, que monsieur Gauthiez s’est entretenu avec la ministre.

Une aire marine éducative est une zone littorale maritime gérée par des élèves. Il s’agit d’une démarche de gestion participative impliquant des enfants de primaire autour d’un projet d’action citoyenne de protection et de gestion du milieu marin.

Depuis la rentrée scolaire d’août 2014, un programme pilote, baptisé Pukatai a été initié dans les six îles des Marquises. Pukatai vise à la création de six aires marines éducatives (AME), soit une dans chacune des îles habitées des Marquises, et à fédérer leur gestion. Les six aires marines éducatives sont toutes constituées depuis la rentrée 2014 aux Marquises. Pour la présente année scolaire, elles rassemblent 112 élèves de cours moyens autour d’un projet commun : la connaissance et la gestion de leur patrimoine marin.

Ces aires marines éducatives concernent :

–         la baie de Vaitahu, pilotée par l’école primaire de Vaitahu. La classe concernée regroupe 27 élèves ;

–         la baie de Hakahetau, site identifié pour intégrer le dossier UNESCO et l’école primaire de Hakahetau. La classe pilote regroupe 12 élèves ;

–         la baie de Anaho, site identifié pour intégrer le dossier UNESCO, et les écoles primaires Hatiheu-Aakapa qui regroupent une dizaine d’enfants en cours moyen ;

–         la baie de Hane et l’école primaire de Hane. La classe concernée regroupe 16 élèves ;

–         la baie de Hanaiapa, site identifié pour intégrer le dossier UNESCO et l’école primaire publique de Atuona dont la classe intégrant le programme pilote est composée de 28 élèves de CM1 ;

–         et la baie de Hanaui, site identifié pour intégrer le dossier UNESCO et l’école primaire de Omoa dont la classe en charge de l’AME est composée de 19 élèves.

Dès le lancement du concept d’aires marines éducatives, les écoles gestionnaires du réseau pilote Pukatai ont réalisé tous types de travaux avec l’aide de leurs enseignants et des référents AME. Ces actions ont les objectifs pédagogiques suivants : « Apprendre la mer », « Vivre la mer » et « Transmettre et gérer la mer ».

Le programme Pukatai bénéficie déjà à l’issue de la première année pilote d’un rayonnement à l’international grâce au Congrès mondial des « Parcs de Sydney », en novembre 2014, et au congrès « Oceania 21 », en avril 2015, où des présentations ont été effectuées, notamment par le Président de la communauté des communes des Marquises et le ministre de la Culture et de l’environnement.

A l’échelle locale, la création des AME a entraîné des changements de comportement chez la population sans avoir eu besoin de cadre juridique formel. En effet, dans plusieurs baies AME, les adultes et plus particulièrement les pêcheurs respectent le périmètre de l’AME et les recommandations des enfants (mouillage, taille, etc.). En outre, les élèves prennent leur rôle de gestionnaire de leur AME très à cœur et se rendent régulièrement dans leur baie afin d’observer le milieu et les activités qui y sont réalisées.

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