Nouveau point sur l’évolution de la leptospirose et du chikungunya

Le bulletin de Surveillance et de veille sanitaire en Polynésie française fait un nouveau point sur l’évolution de la leptospirose et du chikununya pour la période comprise entre le 19 et le 25 janvier.

S’agissant tout d’abord de la leptospirose, huit cas sont signalés depuis le 1er janvier dont un décès. Le risque épidémique est très important après les forts épisodes pluvieux qui sévissent actuellement. Rappel: il s’agit d’une maladie grave, parfois mortelle, causée par des bactéries (leptospires) pouvant pénétrer dans le corps lors de contacts de la peau avec la boue ou de l’eau sale, souillée par les urines d’animaux (rats, cochons, vaches, chiens,..).

Recommandations :
-Eviter autant que possible les contacts de la peau avec de l’eau ou de la boue qui peuvent être souillées : en pratique ne pas marcher pieds nus dans de l’eau boueuse, ne pas se baigner ou pratiquer des sports aquatiques (surf…) à l’embouchure des rivières, etc.
-Consulter un médecin rapidement dès que l’on observe les signes suivants, et surtout si l’on a été exposé à de l’eau souillée dans les trois semaines précédentes :
-une fièvre élevée qui apparaît brutalement, avec un malaise
-des douleurs dans les muscles, les articulations, le ventre
-de forts maux de tête
Un traitement antibiotique efficace prescrit précocement permet de guérir de la maladie.

Quant au Chikungunya, on estime à plus de 69 000* le nombre total de cas ayant consulté pour des premiers signes cliniques de Chikungunya depuis la déclaration de l’épidémie (S41-2014). L’épidémie est en phase de décroissance sur toute la Polynésie, même si la circulation de virus reste active hors Tahiti, notamment aux Marquises.

Le taux d’attaque cumulé est de 25% pour l’ensemble de la population de Pf.

Rappelons que près de 50% des personnes atteintes initialement par le virus du Chikungunya sont susceptibles de voir leurs signes cliniques (douleurs articulaires notamment) persister ou réapparaitre. Il s’agit de la continuité de l’infection initiale (et non d’une réinfection), on distingue :
-la forme « subaigüe » (entre 21 jours et 3 mois après les tous premiers signes)
-ou la forme « chronique » (à partir de 3 mois après les signes initiaux).
En effet, une fois infectées par ce virus les personnes sont immunisées (protégées du virus) et donc ne peuvent plus être infectées et ne sont plus non plus contagieuses pour les autres.

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