Nouvel ouvrage: Fa’ati’a mai ia Tai’arapu ! Grandeur et déclin des Teva i tai

Présentation d’un nouvel ouvrage en vente depuis hier dans les librairies de Papeete, intitulé « Fa’ati’a mai ia Tai’arapu ! Grandeur et déclin des Teva i tai ».

Le 19 Juin 1767, le Dolphin commandé par le capitaine anglais Samuel Wallis arrive à Tautira, à la Presqu’île de Tahiti, mais ne s’y attarde pas… C’est le début d’une ère nouvelle marquée par des  transformations radicales de la société traditionnelle tahitienne, de son organisation, de ses croyances.

Les Anglais préfèrent le mouillage de Matavai à celui de Tautira, et soutiennent le ari’i Pomare du district de Pare ; les autres chefferies, dont celles de la Presqu’île de Tai’arapu, sont ainsi peu à peu effacées de l’histoire. Afin de remettre en lumière l’histoire de cette partie de l’île et, en quelque sorte, de redonner à Tai’arapu sa place de « tête du poisson » mythique avec son Histoire, ses histoires, et sa grandeur passée, l’auteur, Josiane Teamotuaitau, s’est intéressée à cet Autre, celui qui a bouleversé, fait et écrit l’Histoire. Navigateurs, missionnaires, beachcombers, colons, ou écrivains, quelles étaient leurs motivations, leurs perceptions ? Quels changements leur présence a-t-elle entraînés dans cette partie de l’île de Tahiti ? Comment les personnes en présence se sont-elles perçues, interprétées, comprises ? Qu’apprenons-nous grâce à leurs témoignages ? Les regards ont-ils évolué au cours des 150 ans qui ont suivi le Contact ?
Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage tente d’apporter des éléments de réponse.

Josiane Di Giorgio-Teamotuaitau a été professeure au Lycée Polyvalent de Tai’arapu Nui pendant vingt ans. Elle passe son baccalauréat au Lycée Paul Gauguin où elle est interne et poursuit ses études en France. Après l’obtention de sa Maîtrise, elle est admise au CAPES externe d’anglais à Bordeaux. Elle enseigne à l’Université de Cork en Irlande puis dans la région bordelaise avant de revenir à Tahiti en 1994. Elle s’installe avec sa famille à ‘Āfa’ahiti et se passionne alors pour l’histoire de Tai’arapu sur laquelle elle prend appui pour motiver ses élèves du « bout de l’île ». En 2006, elle obtient son Master en Multiculturalisme et Pluralité Linguistique dans le Pacifique à l’Université de la Polynésie Française et soutient sa thèse de Doctorat en 2012. Elle poursuit aujourd’hui ses recherches sur l’histoire de Tahiti, la culture polynésienne et les traditions oubliées.

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