Nouvelle-Calédonie: Coup de pouce pour la filière fruits

Après les ovins, la Politique Publique Agricole Provinciale (PPAP) s’attaque aux fruits. Mercredi 12 juillet, une soixantaine de producteurs de fruits ont été conviés à la pépinière de Port-Laguerre pour une présentation du schéma directeur destiné à développer la filière fruitière en province Sud. Objectif : tendre vers une autosuffisance alimentaire à l’horizon 2025.

«L’ambition visée est de produire localement 16 000 tonnes de fruits par an pour couvrir 75% des besoins ». C’est la prévision annoncée par Antoine Simoni, ingénieur fruits et légumes à Port-Laguerre, lors de la présentation du schéma directeurs des fruits. Les Assises du développement rural en 2014 avaient en effet mis en évidence un taux de couverture de seulement 50% pour la filière fruits. Une enquête menée en mars 2016, auprès d’un panel de 800 personnes dans le Grand Nouméa, révèle que les fruits les plus consommés par les Calédoniens sont : la banane, la pomme et l’orange. C’est sur ces trois productions que le schéma directeur a convenu de mettre l’accent.

Actuellement, 46 kg de fruits sont consommés en moyenne par personne et par an, alors que l’OMS recommande 73 kg. Cette faible consommation est d’autant plus marquante si on la compare à l’Europe où elle atteint 83 kg par personne et par an. L’étude révèle également que la majorité des consommateurs calédoniens préfère consommer des fruits locaux. Quelques améliorations de l’offre doivent cependant être prises en compte. Notamment, au niveau du prix : 88% des personnes interrogées considèrent que le prix des fruits est trop élevé.

Les freins à la production

Les contraintes soulevées lors des Assises du développement rural, pointent notamment un manque de volume de production, d’organisation du marché, de concertation entre l’offre et la demande mais également entre les professionnels d’une même production, de filières de transformation ainsi qu’une main d’œuvre volatile et peu qualifiée. A cela, il faut ajouter des facteurs environnementaux comme les cyclones, les conditions climatiques et la disponibilité de la ressource en eau.

Cependant, des atouts peuvent inverser la tendance, affirme Antoine Simoni : « Le caractère insulaire de la Nouvelle-Calédonie permet de préserver un environnement phytosanitaire de qualité ». Sans compter la situation géographique qui favorise les relations commerciales avec ses voisins à travers les exportations. De plus, la province Sud, via sa politique agricole, a mis en place des dispositifs et aides pour les agriculteurs.

Un plan d’actions pour développer la filière

Les solutions proposées par la province Sud portent sur la mise en place d’ateliers techniques, avec pour objectif de « favoriser la concertation entre professionnels et de renforcer la filière ». Il a aussi été décidé que la pépinière de Port-Laguerre viendrait en appui à la production de matériel végétal en cas de carence pour approvisionner les producteurs. De plus, la création d’une commission du matériel végétal permettrait de concilier la demande des producteurs avec la production de plants. L’objectif ambitieux de la PPAP est d’atteindre en 2025, 3 500 tonnes de bananes desserts, 2 700 tonnes d’oranges et 1 500 tonnes d’ananas.

Source Province sud

www.ncpresse.nc

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close