Nouvelle-Calédonie: l’irresponsabilité de certains politiques arrivés au pouvoir en 2004, selon Edouard Léoni

Dans ce contexte de crise institutionnelle, je vous présente certains de mes constats de finances publiques tirés des rapports des juges des comptes et des différentes inspections réalisées :

A la fin 2003, les comptes globaux de la Nouvelle-Calédonie étaient équilibrés mais déjà fragiles.La nouvelle génération de politiques, censée justement améliorer les pratiques de gestion vis-à-vis du bradage du site de Goro à INCO dans les années 1990, est arrivée au pouvoir à la province Sud en 2004, de manière directe au gouvernement en 2009 et dans l’opposition au congrès en 2011.
Elle a bénéficié de l’embellie des cours du nickel, de la construction des trois usines de nickel puis des contrats de plans et des défiscalisations de l’Etat.
C’était un nouveau boom économique !

Mais faute de culture de gestion et complètement obnubilée par les législatives, elle a ignoré les cycles du nickel avec la chute des cours de la matière première en 2007 puis celle des cours des actions au niveau mondial en 2008.
De plus en raison de l’absence de prévision pluriannuelle, elle a tout fait pour repousser les transferts principaux de compétences jusqu’en décembre 2009.
Or contre toute prudence, elle a augmenté les dépenses de fonctionnement à partir de recettes aléatoires comme celles du nickel.
Ainsi, elle a vidé les comptes de la province la plus développée et la plus riche.
Avec la baisse de l’activité économique liée à la fin des grands travaux à partir de 2009-2010, les branches de la CAFAT se sont trouvées elles aussi en difficulté.
Les comptes de la CLR étaient aussi déficitaires suite à des placements en actions des cotisations retraite des fonctionnaires en totale contradiction avec tous les principes de gestion publique.
Puis, elle s’est opposée au congrès à toute réforme structurelle à partir de 2011.

En conclusion, avec l’effet ciseau lié aux premiers transferts de compétences, le déficit financier et comptable de la Nlle-Calédonie en 2014 était prévisible !

Le pire est que cela n’est pas fini avec les déficits actuels des satellites comme la SPMSC, le Centre Tjibaou, Enercal, Aircal et Aircalin puis les dépenses prochaines du Médipole de Koutio et les aides à verser pour l’hôtel de Gouaro Deva à Bourail.

Le mieux est qu’ils se disent les meilleurs !

Encore bravo ! Toutes mes félicitations !

Bien cordialement,

Edouard Léoni

FLG/Edouard Leoni
Source: www.ncpresse.nc
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