Nouvelle Calédonie : tous responsables !

Il y a les « pour » , il y a les « contre » mais en tout cas voici ce qu’il a dit et publié sur la crise du Gouvernement en Nouvelle-Calédonie. Quelle magnifique image nous donnons !!! et maintenant …..
Publié le 29 janvier 2015 par Jean-Jacques Urvoas
Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la Nouvelle Calédonie ne parvient pas à se doter d’un président. Une telle situation ne peut naturellement perdurer. Et seul l’appel à la responsabilité permettra de sortir de ces inutiles tensions.

Jean-Jacques Urvoas s’exprime sur la Nouvelle-Calédonie

1 – Il faut sans doute commencer par affirmer qu’il ne faut pas espérer un changement dans la loi organique pour trouver une issue à la crise actuelle. Ici ou là, naissent en effet des aspirations à une évolution par exemple des règles d’élection du Président du gouvernement. L’envisager serait faire fi du principe fondateur des accords de Matignon et de l’Accord de Nouméa : la collégialité. Ce mécanisme est loin d’avoir atteint ses limites. La crise actuelle n’est donc pas institutionnelle mais découle d’un problème politique.2 – Il n’existe pas de formation politique qui puisse, à elle-seule, assumer les responsabilités institutionnelles, il faudra donc bien un compromis. C’était la base du Contrat de Gestion Solidaire (CGS) passé entre les 3 partis « non-indépendantistes » au lendemain des élections provinciales du 11 mai 2014. Il traduisait la réalité électorale : ni Calédonie Ensemble, ni le Front pour l’Unité, ni l’Union pour la Calédonie dans la France ne peuvent gouverner sans se passer les uns des autres. Le passage en force n’est pas une option.3 – Parier sur une dissolution du Congrès est vain. Celui-ci a voté les derniers textes. Certains passages du discours de politique générale tenu par la présidente du gouvernement sortante ont été applaudis le 29 août 2014 à l’unanimité. Des bases existent donc pour trouver un accord de gouvernement. De plus, personne ne peut croire qu’un nouveau scrutin placerait une formation politique à plus de 50 % des suffrages exprimés. Le congrès ce n’est pas le gouvernement.

4 – Il serait préjudiciable que le territoire connaisse une instabilité durant les 15 mois qui viennent. La question n’est, en effet, pas uniquement sur le choix du président du gouvernement. Des répliques potentielles à toute mauvaise solution existent en juillet au moment de la réélection du président du congrès et en décembre au sein de la province sud. Les enjeux de personnes doivent donc être dépassés au profit du règlement des divergences partisanes. On ne construit pas sur l’exclusion.

5 – Ce serait pour les « non-indépendantistes » une erreur que d’attendre que les indépendantistes choisissent entre X et Y. La construction du Pays impose de sortir des logiques de préférence. Bâtir une plateforme commune même réduite à l’essentiel ne préjuge pas des choix de sortie de l’Accord de Nouméa.

De toutes ces questions, la mission d’information décidée le 14 octobre 2014 par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale débattra lors de sa réunion d’installation le 11 février prochain.

 Source:
FLG / JJ Urvoas
www.ncpresse.nc
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