Ouverture de la conférence annuelle du service public

 

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a officiellement ouvert, mardi matin, la conférence annuelle du service public, organisée à Papeete, en présence de membres du gouvernement, de chefs de service et établissements publics, ainsi que de représentants de communes.

Sur le thème de « la maîtrise des risques dans le service public polynésien », cette conférence tend notamment à faire découvrir des initiatives innovantes, à faire partager des expériences, et à valoriser des actions positives auprès des cadres du service public polynésien.

« Les risques se sont en effet accrus, tant en nombre qu’en intensité, avec le progrès technique et les développements économiques et sociaux de nos sociétés, qui se caractérisent par une complexité de plus en plus grande. Leurs impacts sont de plus en plus importants et dans le même temps, ces derniers sont de moins en moins acceptés. Le risque zéro est maintenant attendu partout et par tous », a mis en exergue le président. Il a indiqué que les intentions du gouvernement était d’agir pour réduire ces risques au maximum et limiter leurs conséquences par l’anticipation, la prévention et l’adaptation.

En outre, le président a rappelé qu’il attachait beaucoup d’importance à décloisonner les structures administratives et à susciter une intelligence collective plutôt d’individuelle. « Nous avons besoin d’une administration qui puisse exercer pleinement ses missions de service public et ses missions au service du public, et ce, dans un objectif de performance », a souligné Edouard Fritch.

Il a également présenté le renforcement du contrôle interne comme un des principaux outils devant permettre à l’administration de tenir le cap d’un service public performant et du redressement durable du Pays. La maîtrise des risques est une des conditions à l’obtention du financement des actions du Pays, avec une forte attente de la part des agences de notation et des milieux bancaires, comme de l’Etat, de l’Union européenne ou des investisseurs privés. Une première étape a notamment été menée avec la mise en place sur le plan budgétaire du PAP (Plan annuel de performances) et du RAP (Rapport annuel de performances), puis avec l’adoption de la démarche PEFA (Dépenses publiques et responsabilité financière – Public Expenditure and Financial Accountability) d’amélioration de la gestion de des finances publiques.

Le président a également insisté sur la nécessité d’une activité organisée sur un registre concret de procédures, dans un souci de neutralité, d’efficacité, de continuité et d’égalité des citoyens face au service public, et donc de limiter les risques. A cet effet, un inventaire des procédures, a été réalisé. A partir de ces travaux, chaque service ou établissement devra développer son dispositif de contrôle interne pour lui permettre de maîtriser ses risques. Concernant les établissements publics, le contrôle sera renforcé par une réforme et une consolidation du dispositif des commissaires de gouvernement. Un accompagnement est prévu par la DMRA (Direction de la modernisation et des réformes de l’administration). Ainsi, les premières formations se tiendront pendant les deux prochaines semaines avec l’intervention de l’Institut français de l’audit et du contrôle interne (IFACI).

Durant cette conférence, les risques professionnels et le management des risques seront également abordés. Le président a souligné que le principal indicateur de la santé au travail était le taux d’absentéisme. Autre problématique : la réglementation de la santé et de la sécurité au travail qui n’est pas la même pour tous les agents public. « J’ai demandé à la ministre en charge du travail et de la fonction publique de préparer un texte pour que chaque agent public ait les mêmes droits et la même protection en matière de santé et de sécurité au travail : celle prévue par le code du travail », a précisé Edouard Fritch.

Un exposé sur « l’Accord Etat / Pays pour le développement de la Polynésie française dans la République », avec les soixante mesures qui le composent, devait également être présenté. Le président a rappelé qu’il est conçu pour être à la fois un programme de gouvernement pour le Pays, un programme législatif pour les Parlementaires et, une feuille de route pour les relations entre la Polynésie française et l’Etat d’ici à 2030.

Communiqué du gouvernement

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