P. Schyle n’entend pas laisser la commune de Arue « entre les mains de n’importe qui »

Le maire de Arue, Philippe Schyle est revenu longuement ce mardi matin sur « l’affaire Coco Dean » et ses conséquences sur la gestion de la commune.

Le 30 septembre dernier, une majorité des membres du conseil municipal votait « contre » le retrait des délégations confiées jusqu’ici au premier adjoint de la commune, Jacques Dean dit « coco ». Une décision inattendue, prise en toute démocratie et de manière souveraine, contre laquelle le tavana s’élève aujourd’hui avec force. « Je peux comprendre que l’affectif a pris le dessus, cela ne veut pas dire que j’accepte. Ce vote est une erreur politique, j’aurais préféré qu’ils s’abstiennent », a commenté le premier magistrat. Et d’ajouter: « Maintenant, il faut assumer! »

Conséquence parmi d’autres: Jacques Dean est maintenu en tant que premier adjoint, mais sans aucune délégation.

Sa « déception et sa tristesse », Philip Schyle les a témoignées de vive-voix aux intéressés, hier soir (lundi) lors d’une réunion de sa majorité. Vingt personnes sur vingt-trois étaient présentes. Elles sont d’autant plus grandes que dit-il, « ce qui s’est passé le 30 septembre n’est que la conséquence d’une procédure légale », consécutivement au jugement rendu en juin 2018 par le tribunal administratif de Papeete s’agissant d’une plainte déposée pour harcèlement contre Jacques Dean.

Dans cette regrettable affaire, la commune de Arue a été « malmenée et condamnée définitivement » à verser à la plaignante (la directrice des ressources humaines) la somme de 800 000 Fcfp; ce qui a été fait, précise le tavana. Maintenant, il souhaite que le tribunal correctionnel, saisi par ailleurs, statue à son tour. Histoire de mieux tourner la page!

S’agissant enfin de Coco Dean, « un ami de longue date, je le connais depuis trente ans », Philippe Schyle estime qu’il est « allé un peu trop vite » en déclarant ses ambitions à la tête de la commune en vue des Municipales de 2020. « Ce que je trouve un peu dommage… » a t-il encore indiqué. Du coup, lui qui n’avait pas caché son désir, un jour, de raccrocher de la mairie de Arue, semble vouloir faire machine arrière toute! Et d’affirmer, compte tenu du nouveau contexte: « Je ne peux pas laisser une personne prendre ma succession dans ces conditions là. C’est inacceptable de laisser la commune entre les mains de n’importe qui pour faire n’importe quoi ».

Photo d’archives

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