Participation de la Polynésie à la Conférence internationale de la biodiversité et du changement climatique

La Polynésie française a participé du 22 au 25 octobre, en Guadeloupe, à la «Conférence Internationale de la Biodiversité et du Changement Climatique : des stratégies à l’action». Cette conférence avait pour but de mieux intégrer les problématiques environnementales et l’importance du patrimoine naturel des Régions Ultra-Périphériques (RUP), des Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) et de leurs régions géographiques respectives, afin de positionner l’Union européenne et ses Etats membres en tant qu’acteurs clés des conventions sur la biodiversité et le changement climatique.

L’objectif était d’apporter des propositions concrètes et opérationnelles qui constitueront la feuille de route afin de faire face aux défis croissants que constituent le changement climatique et la perte de la biodiversité pour les régions ultrapériphériques (RUP) et les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) pour la période 2015 – 2020.

Cette conférence fait suite à celle de juillet 2008 à l’île de La Réunion, et a donc également pour objectif d’évaluer, six ans après son adoption, la mise en œuvre du Message de La Réunion. Pour rappel, cette conférence avait été le premier événement officiel de la Présidence française de l’Union Européenne et comportait en cela un caractère symbolique quant à la place que la France entendait attribuer aux territoires ultramarins européens.

Il avait alors été mis en exergue l’importance exceptionnelle de la biodiversité dans les PTOM et les RUP liée à la diversité sociale et culturelle dans ces entités d’outre-mer européennes, par comparaison avec l’Europe continentale et leur vulnérabilité spécifique aux changements climatiques.

L’Union européenne compte en effet 9 RUP et 25 PTOM associés qui abritent une biodiversité très largement endémique, d’une richesse et d’une variété extraordinaires. Cette biodiversité constitue un patrimoine naturel de premier plan mondial, mais aussi un élément essentiel du potentiel économique, social et culturel de ces territoires soumis à d’importantes menaces (compétition dans l’occupation de l’espace, destruction des espèces et des habitats, espèces envahissantes, pollution des milieux naturels, changement climatique). De plus, avec les RUP et les PTOM, l’Union européenne dispose du plus grand domaine maritime au monde, réparti sur tous les océans.

Le Message de la Réunion concluait notamment au besoin de financement et d’appui supplémentaire dédié pour la conservation de la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques dans l’Outre-mer européen et à la responsabilité particulière de l’Europe vis à vis de ces RUP et PTOM qui représentent le premier domaine maritime mondial réparti dans tous les océans du globe, avec une zone économique exclusive de l’ordre de 15 millions de km² (dont un tiers en Polynésie française).

Cette prise de conscience a conduit à un renforcement de l’appui de l’Europe à la biodiversité en Outre-mer à travers différents outils financiers, notamment le FED et le programme BEST.

Source: présidence

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