Pas de répit pour le retraité Emile Vernier!

Dans une lettre ouverte datée du 9 septembre, le président du Sdiraf, Emile Vernier, revient sur la cotisation retraite des élus de l’assemblée à un régime particulier, et surtout avantageux, souscrit auprès de la société Axa.

4 500 personnes ont signé la pétition du SDIRAF qui avait quatre revendications dont « l’adhésion de tous les élus au RGS de la CPS ». Il y a certainement des milliers de signatures qui ont été perdues, les feuilles n’ont pas été retournées en temps voulu. Tant pis.

En juillet 2012, la Chambre territoriale des Comptes a remis un rapport sur les finances de l’Assemblée de Polynésie française, présidée alors par M. Jacqui Drollet. Parmi les 66 pages de ce rapport définitif, 3 pages concernent la retraite des élus. Ainsi, apprend-on que les élus bénéficient d’un régime de retraite spécifique et coûteux. La charge supportée en 2012 par l’Assemblée, pour une année est de 75 millions de Fcfp. La Chambre nous apprend aussi que sur une mandature (5 ans), un élu obtient un capital de 9,9 millions dont 6,6 ont été payés par l’Assemblée et 3,3 par l’élu. Aussi, chaque mois, un élu versait en 2012 à AXA la somme de 54 600 F et l’Assemblée payait, elle, le double, soit 109 200 F.

Si les élus cotisaient à la CPS pour leur retraite, une économie de 239 millions de Fcfp sur la mandature a été estimée.

La chambre note aussi : «  Dans différentes optiques se rejoignant (rationalisation des dépenses de l’APF, participation à l’équilibre des comptes de la CPS, recherche de l’équité entre citoyens…), il semblerait que l’aboutissement de la proposition de loi visant à intégrer le régime de retraite des élus de l’APF dans le droit commun, sans remettre en cause les droits qu’ils ont déjà pu acquérir, doive être considéré comme une priorité ».

Toujours dans le même rapport, la Chambre annonce encore que : « En réponse aux observations provisoires, le président de l’APF a confirmé le 5 juillet 2012, qu’une proposition de loi du pays visant à réformer le régime de retraite des élus est toujours en instance sur le bureau de la commission législative en charge de la protection sociale. M. Drollet a ajouté que la question de la protection sociale des élus de l’Assemblée doit être intégrée dans le cadre des réflexions menées pour la réforme de la protection sociale généralisée.

La chambre note cependant que, lors de la séance du 10 juillet 2012, l’Assemblée de Polynésie française a adopté trois projets de loi du pays portant sur le régime de retraite des salariés, l’assurance vieillesse et l’aide aux personnes âgées, sans que la question du régime des élus de l’Assemblée n’ait été intégrée ».

A ce jour, nous n’avons aucune information que les élus aient une quelconque intention de se rapprocher de leur population. Ces élus sont arcboutés sur leurs avantages. Faudra-t-il une révolution du style de 1789 pour que ce dossier avance ? Rien ne les empêche de continuer à cotiser à AXA dès lors qu’ils seront affiliés à la retraite de tous les Polynésiens. Ils devront faire comme beaucoup de Polynésiens qui ont une retraite complémentaire à leurs frais. Ils devront payer la part patronale et la part salariale de cette complémentaire très intéressante pour eux. C’est une question de justice et même, d’équité.

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