Porineti’Art: 1ère édition d’une exposition photographique à l’UPF

Dans le cadre des « Journées d’Arts et de la Culture dans l’Enseignement Supérieur » (http://journee-arts-culture-sup.fr/2ndeEdition.php), la bibliothèque de l’Université de la Polynésie française organise sa 1ère édition de « Porineti’Art », exposition consacrée à la photographie, du 8 avril au 8 mai 2015 .

A travers les instantanés de trois photographes, trois univers polynésiens sont proposés aux visiteurs:

  • Les « variations polynésiennes » de Richard Franco saisissent dans les paysages ou les portraits une ambiance ou une émotion.
  • Avec «  Emotions-sensations », Tahiri Sommer nous invite à ressentir l’image et à entrer dans une vision surréaliste du monde… son monde.
  • Les « Aitos » de Tahiarii Yoram Pariente  donnent à voir l’histoire polynésienne et sa richesse humaine, questionnant ainsi le sens de ce terme fort et symbolique.

Une rencontre avec les photographes est organisée le jeudi 9 avril à 12h00 à la Bibliothèque de l’UPF.

 

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richard francoRichard Franco

Paysages ou portraits, pour saisir une ambiance ou une émotion, pour accompagner les voyages ou pour raconter la vie quotidienne dans ses aspects les plus ordinaires, Richard a toujours eu, depuis l’adolescence, un appareil photo à portée de main.
Activité de loisir la plupart du temps, la photo a aussi été expression professionnelle pour rendre compte des efforts accomplis à la fin des années quatre-vingt-dix pour éradiquer la poliomyélite.
Les rencontres et les reportages partagés à cette époque avec plusieurs grands noms du photojournalisme ont influencé durablement Richard.
A l’heure où les outils de traitement de l’image ouvrent tous les possibles, il poursuit sa recherche de l’image sans fard et sans filtre.

Richard garde toujours à l’esprit une anecdote racontée par Alain Desvergnes, ancien directeur de l’école nationale de la photographie en Arles. A la question que lui posait sans cesse ses admirateurs : « Mais, dites-nous, cher Maître, avec quel appareil prenez-vous ces clichés magnifiques ? », un grand photographe répondait invariablement : «Mais, avec une boite de Corn Flakes ! ».

Les photos présentées par Richard ont été prises entre Noël 2012 et Noël 2013 des Gambier aux Australes, de Tahiti à Raiatea et à Ahe, au gré d’excursions pour découvrir la Polynésie. Il s’agit de clichés à l’ancienne pris avec un boitier moyen-format de 1976, lourd, encombrant et bruyant mais produisant sur négatif des images qui restituent parfaitement l’ambiance du moment.

Le parti-pris adopté de s’intéresser à des aspects anodins de la Polynésie permet de découvrir un territoire qui, au-delà des images convenues, est fascinant sous bien des aspects.

Le matériel :

  • Clichés moyen format, boitier Mamiya 645R1000S, objectifs Mamiya Sekkor 80mm f1.9 et 55mm f2.8, films Kodak, Portra 160 & 400, Ektar 100.
  • Tirages The Lab, Photo & Video International, Christchurch, Nouvelle-Zélande.
  • Encadrement Edmée Franco.

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tahiarii yoram parienteTahiarii Yoram Pariente 

Tahiarii est Polynésien Français, chercheur indépendant, artiste et conférencier.
Né le 15 février 1975 à Papeete, Tahiarii a bénéficié d’une double influence culturelle en grandissant entre la France et Tahiti.
Il parcourt la planète (Hawaï, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Europe, Moyen-Orient) mais ses attaches sont aux Iles sous le vent.
Eternel étudiant (DEUG de sciences à l’UPF, licence de commerce en Australie, licence de capitaine en France etc.), Tahiarii suit l’ancienne tradition Arioi1 en étant un praticien des arts polynésiens, éduquant les nouvelles générations à reconnecter l’ancien et le contemporain. Très impliqué culturellement, il pratique l’art du chemin des étoiles (Aveïa) et de l’orientation non-instrumentale dans la navigation traditionnelle.
Il revient à l’université dans un objectif de recherche sur la culture régionale au travers de la langue et des traditions et pour poser un regard sur la culture contemporaine locale.

Son projet photographique :

La journée polynésienne de cette année qui s’est tenue à l’UPF il y a quelques semaines avait pour thème « les aitos d’hier et d’aujourd’hui« . Si les traductions de « aitos » peuvent être longuement débattues, on s’accorde pour reconnaître qu’il s’agit d’êtres d’exception, doués dans une pratique traditionnelle particulière.

Tahiarii expose  » Regards de Aitos  » dans la continuité de la journée polynésienne.
Nous y plongeons dans l’expressivité des visages du paysage local et redécouvrons une esthétique brute en lumière naturelle.

On peut le contacter et avoir plus d’informations sur son site : www.tahiarii.com

1 Les Arioi formaient une organisation secrète religieuse avec une structure hiérarchique bien établie. Leur rôle ésotérique conservait le culte et la culture. Il s’agissait d’hommes et femmes de grands talents de toute classe sociale; des danseurs, des conteurs, des tatoueurs, des sculpteurs et des navigateurs…ils étaient craints et adulés et leurs spectacles étaient parmi les plus populaires.

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tahiri sommerTahiri Sommer

Tahiri est né le 21 juin 1994.
Il a toujours été attiré par tout ce qui touche à l’art et le pratique beaucoup depuis son plus jeune âge, notamment le dessin et la peinture. Il pratique ainsi depuis l’âge de 13 ans la photographie.
Il obtient son baccalauréat littéraire spécialité Arts plastiques au lycée Paul Gauguin de Papeete en 2013.
Dernièrement il a été sélectionné pour participer à l’exposition Hoho’a 2015, une manifestation photographique annuelle en Polynésie française.
«  Si je devais qualifier mon travail en un seul adjectif, je dirais « conceptuel ».
Pourquoi ? Parce que je ne représente pas forcément quelque chose de beau, quelque chose qui peut plaire à tout le monde.
Ce que je fais est une traduction de mes émotions, de mes ressentis par rapport à beaucoup de chose telles que la société, les humains, la culture ou encore des choses qui me concerne personnellement… Mes travaux sont souvent critiques, mais peuvent être aussi des hommages à des figures que j’aime ou juste à moi-même, de façon totalement narcissique.

En photographie, par exemple, je capture des choses réelles, qui existent dans ce monde, puis j’assemble ces éléments pour créer un univers invraisemblable. En somme, j’aime beaucoup le surréalisme. Je suis très inspiré par les œuvres de Salvador Dali, de Frida Kahlo ou encore de René Magritte. »

Source: UPF

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