Port autonome de Papeete: près de 3 milliards Fcfp en caisse

 

Lors des travaux de la commission permanente, les élus ont pu constater la bonne santé financière du Port autonome de Papeete à travers l’étude de son compte 2016. Voici l’analyse de Sylvana Puhetini pour le compte de la majorité.

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

Le port autonome de Papeete n’est pas un établissement public industriel et commercial comme les autres. A double titre :

D’abord, parce qu’à l’instar de l’aéroport international Tahiti-Faa’a, il tient le rôle de poumon économique du fenua. Celui à travers lequel transite l’essentiel des biens de consommation.

Ensuite et surtout, parce que du fait de cette fonction éminemment stratégique, il est amené à brasser d’importants volumes d’argent, ce qui l’autorise au passage, en soutien du Pays, à également beaucoup investir dans les infrastructures publiques.

Toujours est-il que l’établissement jouit d’une bonne santé financière comme en atteste le résultat positif, net d’impôt, de la section de fonctionnement à hauteur de 500 millions de francs pacifique.

Au cours des dix dernières années, le port autonome de Papeete affiche par ailleurs son deuxième meilleur résultat global, s’établissant à 276 millions 240 mille 157 francs pacifique.

Aussi, après affectation du résultat 2016, le fonds de roulement culmine à près de 3 milliards de Fcfp. Ceci, indépendamment d’un niveau élevé de créances que l’établissement s’emploie à recouvrer par tous les moyens dont il dispose.

Mais comme nous l’avons souligné précédemment, le port autonome n’a pas pour vocation de thésauriser. Bien au contraire !

Raison pour laquelle, hormis les chantiers courants que sont les réparations menées sur la digue à la suite du cyclone Oli ou encore les campagnes d’immersion de navires abandonnées, l’entité doit pouvoir se projeter à l’horizon 2030. Ne serait-ce que pour rester compétitif à l’échelle régionale et conserver son attrait commercial vis-à-vis des principaux opérateurs maritimes

A plus brève échéance, sachez quand même que le port autonome va réceptionner courant octobre un nouveau remorqueur pour la bagatelle de 700 millions de Fcfp. Mais c’est surtout le lancement du futur Terminal de croisière, sur l’ancien site du GIE Tahiti Tourisme, qui constitue la priorité.

Les premiers travaux devraient démarrer au premier trimestre 2018, parachevant ainsi l’aménagement du front de mer de Papeete.

Cet investissement est devenu indispensable dans le dispositif d’accueil des croisiéristes de plus en plus nombreux dans nos îles, une activité qui, rappelons-le, représente aujourd’hui 20% des recettes touristiques, soit un chiffre d’affaires annuel de plus de 12 milliards de Fcfp. Ce qui justifie amplement le coût prévisionnel des travaux estimé à 900 millions.

Tout ça pour dire que les exercices 2018 et 2019 seront certainement plus tendus du point de vue de la trésorerie compte tenu de ce qui précéde mais dans la mesure où la gestion est des plus rigoureuse, la situation financière du port autonome n’inspire aucune crainte à mon sens.

Voilà donc, mes chers collègues, les commentaires que je souhaitais partager avec vous à l’occasion de l’examen de ce compte 2016 du port autonome de Papeete que vous ne manquerez pas d’approuver à l’unanimité.

Je vous remercie de votre attention.

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