Pour faciliter l’obtention du permis de conduire dans les archipels éloignés

 

Le ministre de l’Equipement, Albert Solia, était présent, jeudi matin, à la session de formation des commandants de brigade de la compagnie des Archipels de la Gendarmerie nationale, à la capacité de conduire, au centre de contrôle technique de Pater, à Pirae.

Le permis de conduire ne peut se passer que sur les îles de Tahiti et Raiatea en raison de la nécessité d’infrastructures et de conditions de conduite suffisamment variées pour que le permis de conduire de Polynésie française puisse continuer à être reconnu en métropole, en Europe et dans une grande partie du monde.

Il est difficile pour les habitants des îles éloignées, où ces infrastructures et conditions de circulation variées n’existent pas, et où généralement n’existent pas d’auto-écoles assurant la formation adéquate, de réussir l’examen du permis de conduire. Les coûts pour se déplacer sur Tahiti, y prendre les heures de formation nécessaires et y séjourner le temps nécessaire pour obtenir le permis de conduire sont très élevés, et de nombreux habitants des îles éloignées se sont ainsi résignés à ne pas passer ce permis de conduire.

Ainsi, afin de permettre aux habitants des îles autres que Tahiti, Moorea, Raiatea et Taha’a, de circuler en toute légalité uniquement dans leur île ou dans leur archipel, un nouveau titre de conduite est entré en vigueur en juillet 2016 : la capacité de conduire, formule simplifiée du permis de conduire, qui s’obtient après réussite à un examen comportant une épreuve théorique et une épreuve pratique.

Cette capacité de conduire peut se passer dans les îles autres que Tahiti, Moorea, Raiatea et Taha’a avec une formation qui peut se faire individuellement à partir de livrets édités par la Direction des transports terrestres et disponibles dans les îles concernées.

Pour l’épreuve théorique, le candidat devra répondre à un questionnaire à choix multiples constituée de vingt questions portant sur les connaissances générales du code de la route, mais aussi sur des thèmes liés au comportement et à la sécurité routière. Tout candidat, déjà détenteur de l’Attestation Scolaire de Sécurité Routière (ASSR) de niveau 1 ou de niveau 2 pourra accéder directement à la partie pratique de l’examen.

Les inscriptions à l’examen sont déposées auprès de la brigade de gendarmerie ou du secrétariat de la mairie du lieu de l’examen. La préparation à l’examen sera facilitée par la remise de livrets pédagogiques.

Pour l’épreuve pratique, le candidat devra effectuer un certain nombre de vérifications sur le véhicule d’examen qu’il conduira ensuite sur un parcours imposé selon la catégorie de la capacité présentée.

L’administration de la Polynésie française qui ne dispose pas d’un nombre suffisant d’experts pour évaluer ces examens travaillera en collaboration, par voie de convention, avec la gendarmerie nationale qui dispose d’une brigade territoriale dans la plupart des îles ou d’une brigade itinérante pour l’archipel des Tuamotu et Gambier.

Au cours de cette journée, ont été présentés les parcours de l’épreuve pratique relatifs aux trois catégories de la capacité de conduire : Catégorie 1 pour les cyclomoteurs ; Catégorie 2 pour les voitures particulières et quadricycles légers à moteur ; Catégorie 3 pour les poids lourds.

Communiqué du gouvernement

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