Pour que les marchés publics génèrent des emplois dans le BTP..

Comment faire de la relance de la commande publique, l’un des vecteurs de la création d’emplois ? C’est l’un des objectifs recherchés par le gouvernement d’Edouard Fritch…

La commission de l’Equipement présidée par Jean Temauri s’est réunie jeudi après-midi aux fins d’examiner deux rapports dont un projet de délibération relative à la prise en compte d’exigences économiques, sociales et environnementales dans les marchés publics.

Ce texte est issu d’une réflexion et d’un constat partagé avec les professionnels du BTP selon lequel en dépit d’un fort taux d’engagement et de liquidation de la commande publique depuis 2013, les effectifs du secteur du BTP (Bâtiment et Travaux publics) ne décollent pas. Pire, le dégraissage se poursuivrait dans nombre d’entreprises…

L’an dernier, pas moins de 14 milliards de Fcfp ont été injectés pour soutenir l’activité. En vain ou presque.

C’était pourtant l’un des engagements forts pris par le Tahoeraa durant la campagne des Territoriales, pensant que la reprise des grands travaux, notamment pour les infrastructures publiques, servirait la cause des nombreux demandeurs d’emploi, la plupart dépourvus de qualification.

Tout en poursuivant cette politique, le gouvernement Fritch réclame aujourd’hui « un retour sur investissement ».

Ainsi, à l’instar du code des marchés publics métropolitain, il est proposé d’instaurer deux mécanismes: les clauses sociales et environnementales  et le critère social. Il s’agit notamment « d’imposer aux entreprises soumissionnaires de s’engager à consacrer une part du marché, notamment sous forme d’heures de travail, à la réalisation d’une action d’insertion professionnelle ».

Dans la pratique, l’Equipement aura la lourde tâche de veiller au respect de cet engagement. Et de préciser d’emblée que « les offres des candidats ne s’engageant pas à remplir cette obligation seront rejetées comme étant irrégulières ».

Au moment d’approuver le projet de délibération, les représentants UPLD et Tahoeraa se sont abstenus selon nos informations. Si l’on peut comprendre l’attitude des premiers qui ont toujours condamné la politique du « béton-goudron », en revanche, le vote orange n’a aucun sens puisqu’il consiste à renier un acte fort de son programme de campagne.

Alors si l’initiative de l’exécutif local ne constitue pas la panacée – cela reste des petits emplois pour une durée déterminée – elle n’en demeure pas moins louable pour rendre l’action publique plus efficace et porteuse d’une volonté de servir l’intérêt général.

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