Pour « survivre », les artisans des Australes misent sur l’authenticité

Le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, a officiellement ouvert ce lundi matin, la 17ème édition du salon des Australes à l’assemblée de la Polynésie française

Soutenu par le ministère en charge de l’artisanat et le Service de l’Artisanat traditionnel, le Comité Organisateur des Expositions Artisanales des îles Australes (COEAA), présidé par Iaera Tefaafana, réunit en effet plus d’une soixantaine d’artisans venus des îles de Rapa, Raivavae, Tubuai, Rurutu et Rimatara.

Le thème retenu, «Te Rima’i E Ora No Te Tuhaa Pae – L’artisanat, la survie des Australes », met l’accent cette année sur l’utilisation et la mise en valeur du ‘aeho ou roseau de montagne, appelé aussi kaka’e par les artisans de l’île de Rapa qui en ont fait leur spécialité.

Lors de cet événement, les concours tourneront autour de cette matière première, très présente dans la vie des habitants des îles Australes : de la construction d’une habitation jusqu’à la confection de produits artisanaux traditionnels tels que accessoires de mode, parures ou corbeilles pour un mariage, le ‘aeho n’en finira pas de nous étonner. La créativité, le savoir-faire, la technicité des artisans seront mis à l’épreuve lors de ces journées où ils devront construire une maison d’antan «fare tau tahito », et réaliser des colliers, fleurs artificielles, barrette, pique à cheveux et ceinture, le tout en fibres de roseau de montagne.

Durant deux semaines, les visiteurs auront le privilège de découvrir le ‘aeho dans sa forme primaire utilisé pour couvrir les toitures et comme parterre des habitations d’antan en raison de ses qualités isolantes qui protègent les habitants de la fraîcheur en période de frimas.

Par le biais de ce salon, le COEAA souhaite également miser sur l’authenticité de ses créations notamment l’origine de ses matières premières, exclusivement des îles Australes. C’est donc l’occasion d’admirer les chapeaux, paniers, peue, confectionnés à partir de pandanus, de roseau de montagne, d’écorces, mais aussi des sculptures en bois de rose, aito, ou colliers de départ en coquillages.

Les passionnés de vannerie tout autant que ceux désirant s’exercer à cette activité peuvent s’inscrire, pour un montant de 3 500 Fcfp, dans des ateliers de tressage et repartir au bout d’une heure et demie avec leurs œuvres. Des ventes de plats typiques des îles Australes sont aussi prévues les samedi 27 octobre et 3 novembre et les dimanche 28 octobre et 4 novembre à partir de 11 heures.

Les heures d’ouverture au public du salon sont de 8 heures à 17 heures.

Communiqué du gouvernement

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