Pratique du sport: un certificat médical à renouveler seulement tous les trois ans

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’intervention prononcée ce matin à l’assemblée de la Polynésie française par la représentante (RMA), Juliette Nuupure, lors de l’examen de la loi du Pays relative à la promotion des activités physiques et sportives.

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

Aussi modeste soit la démarche, le gouvernement entend promouvoir la pratique d’activités physiques et sportives en Polynésie française et c’est une excellente nouvelle !

D’abord, la caisse de notre système de santé ne s’en portera que mieux si, demain, nous parvenons à réduire le nombre de personnes en situation d’obésité, de diabète ou d’hypertension artérielle.

Ensuite, en terme de cohésion sociale, elles constituent un formidable rempart comme l’oisiveté et le désoeuvrement, à plus forte raison pour celles et ceux qui peinent à s’insérer dans le monde du travail.

Aussi, cet encouragement à faire du sport, quelque soit la discipline choisie, passe par une simplification des conditions d’accès et la première d’entre elles a trait à l’obtention d’un certificat médical.

A en croire le monde sportif, il apparaît aujourd’hui comme une contrainte de devoir chaque année frapper à la porte du taote pour renouveler le précieux sésame. Entre 50 et 80 000 certificats seraient ainsi délivrés chaque année.

Mais au-delà de la dépense engendrée pour les familles – le document étant généralement facturé le prix d’une consultation ordinaire, soit 3600 Fcfp – cette obligation devient problématique surtout dans les îles éloignées plus affectées que d’autres par le phénomène de désertification médicale.

Voilà pourquoi il est proposé ici dans ce projet de loi du Pays de rallonger la fréquence du contrôle médical à trois ans, sauf cas particuliers, ce qui est le cas pour les personnes âgées de plus de 50 ans. Autre concession faite aux sportifs : ce certificat médical sera réputé multisports, à moins que le médecin ne fasse état de contre-indications pour certaines disciplines sportives jugées trop intenses. Par ailleurs, la suppression du certificat médical est étendue à la pratique du sport scolaire.

En contrepartie d’un tel allègement du dispositif de suivi médical, le texte entend responsabiliser les pratiquants et/ou leurs encadrants car il ne s’agit pas de laisser faire n’importe quoi ! C’est pourquoi, dans l’intervalle des trois ans, une déclaration d’aptitude, sorte d’auto-questionnaire faisant office de mini check-up, devra être remplie et fournie aux autorités compétentes, à savoir les fédérations.

Plusieurs de nos collègues en commission se sont émus du fait qu’un certain nombre de dispositions comme par exemple l’établissement de la liste des disciplines dites à risques, soient renvoyées à des arrêtes CM. Cette solution a été privilégiée car elle permettra d’être plus réactif pour modifier la dite liste autant que de besoin.

Toutes ces mesures incitatives à la pratiques d’activités physiques et sportives ont été soumises aux parties directement concernées, comme les fédérations, les assureurs ou encore le conseil de l’ordre des médecins, qui n’ont fait part d’aucune objection. Raison de plus, mes chers collègues, pour les approuver à l’unanimité.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

 

 

 

 

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