Précisions du ministère de la Santé sur la situation des infirmiers libéraux

A la suite du communiqué de presse des infirmiers libéraux daté du 22 avril, le ministère de la Santé souhaite préciser les éléments suivants.

La Polynésie française connaît depuis plusieurs années des difficultés en matière de financement de la protection sociale. Ceci est source de mécontentement parmi les partenaires concernés et plus particulièrement avec certains professionnels de santé libéraux insatisfaits des retards de paiement de certains de leurs honoraires.

Les conventions entre la CPS et les professionnels de santé prévoient que celle-ci mette tout en œuvre pour que les honoraires des professionnels soient payés dans les 30 jours calendaires qui suivent la validation des feuilles de soins déposées à la CPS.

Malgré les difficultés de trésorerie des différents régimes, l’organisme de gestion a réussi à diminuer de façon importante le poids des honoraires payés hors délais. Ainsi, pour les infirmiers libéraux, le poids des honoraires payés hors délais qui représentait 4.9 % de leur chiffre d’affaires annuel en décembre 2013, ne représente plus que 2.7 % à ce jour. Le nombre moyen de jours de retard est passé, sur la même période, de 51 à 31 jours.

Suite à la signature de la convention État/Pays, l’État abonde en 2015 le budget du RSPF d’un montant de 1,4 milliard Fcfp. Cet apport va contribuer à la rémunération des professionnels libéraux dans des délais plus acceptables.

Ce jour, le ministère de la Santé a donné comme instructions à la CPS,

  • de résorber dans les 10 jours, les retards générés par la grève du mois dernier,

  • de privilégier dorénavant le règlement des honoraires des professionnels dont la part de la patientèle relevant du RSPF dépasse celle de la moyenne de la profession.

Le ministère de la Santé tient à rappeler que les infirmiers libéraux sont les seuls professionnels de santé libéraux à bénéficier en 2015 d’une revalorisation tarifaire. Celle-ci représente près de + 7 % de leur chiffre d’affaires. Les infirmiers sont des professionnels de santé dont nous savons qu’ils n’enfreindront pas à leurs devoirs déontologiques d’assurer les soins aux patients qui le nécessitent. En effet, la réglementation précise les motifs de refus de soins. Les critères financiers n’en font pas partie.

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