Première commission permanente de l’année avortée dans la plus grande confusion

Les représentants à l’assemblée de la Polynésie française convoqués, ce matin à Tarahoi, pour tenir la première commission permanente de l’année 2015, sont repartis aussi vite qu’ils étaient arrivés! Explications.

 

Une fois n’est pas coutume, les travaux de cette assemblée restreinte, comportant douze dossiers inscrits à l’ordre du jour, avaient été programmés dans la salle Sonia Agnieray-Thunot. Et pour cause, l’hémicycle fait actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation.

Les techniciens ministériels, journalistes et collaborateurs de l’APF étaient nombreux à avoir pris place, pour la plupart avec une seule idée en tête: épier les moindres faits et gestes des membres de la majorité Tahoeraa ébranlée ces dernières semaines par une crise interne qui n’en finit plus…

L’examen du dossier relatif au réajustement des indemnités du président de la Polynésie française constituait la pierre d’achoppement du jour. Un révélateur en quelque sorte. Les observateurs n’ont pas été déçus du voyage !…

En deux temps, trois mouvements, la séance a été close après le refus d’une majorité d’élus, orange pour la plupart, d’adopter l’ordre du jour. En cause, le maintien du dossier des indemnités qui fait toujours débat.

Selon nos informations recueillies sur place, le président de l’assemblée, Marcel Tuihani aurait préféré que le président du Pays demande son retrait. Or, celui-ci se garde bien d’interférer dans les affaires de la troisième institution polynésienne, étant lui même occupé à des choses bien plus importantes comme la mise en place, au même moment, du Comité de pilotage sur la stratégie de développement du Pays.

Aussi, dés l’ouverture de la CP, on sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond. En l’absence (inexpliquée) de la présidente de la commission permanente, Loïs Salmon-Amaru, c’est Sylvana Puhetini qui a « pris les commandes ». Contrairement à la plupart de ses collègues, y compris ceux qui se réclament proches du camp Fritch, elle s’est abstenue.

Toujours est-il que l’avortement de cette séance n’a pas été du goût des membres de l’opposition (UPLD et A Ti’a Porinetia) dont quelques-uns, originaires des archipels éloignés, avaient pris l’avion exprès la veille ou quelques heures plus tôt pour se rendre à Papeete. Sans parler du personnel administratif et des prestataires chargés de la vidéo (pour la retransmission en live sur internet) qui n’ont pas démérité pour que tout se passe bien. On a vu le résultat.

Photo de Une: Assemblée de la Polynésie française

 

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