Premières escarmouches autour du budget 2014 de l’assemblée

Dans un communiqué, le groupe UPLD, par la voix d’Antony Géros, a déclenché la première salve en affirmant que la vente aux enchères de véhicules de fonction de l’APF avait été initiée sous la présidence de Jacqui Drollet, et non par Edouard Fritch. Mais c’est surtout les allégations portant sur l’augmentation de 11 millions des crédits du cabinet pour 2014 qui ont motivé la réponse du président de l’institution publiée ci-dessous. Autant dire que la séance plénière qui débute ce vendredi, jusqu’à la fin de la semaine prochaine, promet d’être agitée entre majorité et opposition.

 

M. Antony Géros a cru bon commenter, par voie de communiqué, la vente aux enchères de véhicules de l’Assemblée qui s’est déroulée ce matin.

Contrairement à ce qu’indique le président du groupe UPLD, visiblement mal informé, la vente de ces véhicules n’a pas été décidée sous la présidence de M. Drollet.

Géros et UPLDAu mois de février 2013, l’ancien président avait effectivement décidé de supprimer les voitures affectées aux présidents de commissions et aux groupes politiques. Toutefois, il n’avait pas poussé son sens de l’économie jusqu’à supprimer les cartes d’essence de 15.000F mensuels mises à dispositions des vice-présidents de l’assemblée et de l’ensemble des 10 présidents de commissions et du président de la commission permanente, toutes aux mains de l’UPLD et de ses alliés.

C’est bien Edouard Fritch qui, dès la première réunion du bureau de l’assemblée nouvellement élue, le 12 juin dernier, a décidé avec l’accord du bureau la suppression de ces avantages, ainsi que la mise en vente des véhicules à laquelle il a été procédé.

Le président du groupe UPLD poursuit son communiqué en autocongratulation de la gestion de M. Jacqui Drollet qui aurait fait procéder à des économies de fonctionnement, en omettant toutefois de préciser qu’en moins de deux ans, l’ancien président à engagé plus de 200 millions de dépenses d’aménagement.

Enfin, pour ce qui concerne l’augmentation de l’enveloppe destinée à la rémunération des personnels du cabinet dans le projet de budget 2014, il convient de souligner qu’il s’agit là d’un retour à des dépenses réelles, constatées sous les mandatures précédentes de messieurs Géros, Temaru ou Schyle. Il est vrai que dans la dernière année de sa mandature, M. Drollet avait baissé les crédits affectés, ce qui est compréhensible puisqu’il avait recruté des retraités comme collaborateurs et un jeune sans expérience comme directeur de cabinet, et qu’il savait qu’il ne passerait pas le mois d’avril..

Toutefois, sur cette ligne budgétaire, on constate une consommation effective des crédits de plus de 127%, le dépassement étant imputable aux indemnités de fin de fonctions servies pour plus de 8,2 millions aux collaborateurs de M. Drollet et qui n’avaient pas été budgétées. Collaborateurs qui n’ont pas souffert puisqu’après avoir empoché leur indemnité ils ont été recrutés par le groupe UPLD.

En tout état de cause, le budget de l’assemblée qui sera présenté aux représentants la semaine prochaine enregistre une baisse des dépenses de fonctionnement de 60,6 millions.

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