Près de 12 milliards Fcfp supplémentaires inscrits au budget primitif 2018 du Pays

 

La commission de l’Economie et des Finances de l’Assemblée de la Polynésie française s’est réunie une bonne partie de la journée de vendredi pour statuer sur trois textes dont le budget général 2018 de la Polynésie française.

Le projet de budget du Pays pour l’exercice 2018, tout d’abord, présente des ressources en fonctionnement à hauteur de 139,690 milliards Fcfp et en investissement à hauteur de 47,044 milliards Fcfp, soit un total général de 186,734 milliards Fcfp contre 175,179 milliards Fcfp au primitif 2017. Il faut dire que du point de vue purement financier, le contexte est extrêmement favorable et donc facilite grandement la mise en oeuvre d’actions à la fois sociales et économiques.

Dans cette perspective, le gouvernement a présenté en détail sa copie qui s’articule autour de trois grands axes: la poursuite des actions de relance de la commande publique pour stimuler l’activité économique, l’accompagnement des entreprises et des ménages dans leurs investissements ainsi que l’accélération de la création d’emplois durables.

La maîtrise des dépenses publiques reste par ailleurs une priorité. Ainsi, « les charges de fonctionnement courant et de personnel seront contenues aux enveloppes de 2017 », a précisé le vice-président Teva Rohfritsch. Par ailleurs, les fruits de la croissance permettront l’accompagnement progressif de la réforme de la PSG.

A l’examen des représentants également: le projet de création du Fonds de prévention sanitaire et social et le projet de budget 2018 relatif aux comptes spéciaux de la Polynésie française

Pour permettre la mise en oeuvre du schéma de prévention et de santé, le gouvernement a proposé la création d’un compte spécial destiné à financer la politique de prévention et de promotion de la santé en priorisant les efforts sur la lutte contre le surpoids et l’obésité, la lutte contre les addictions, les maladies émergentes et toutes maladies associées impactant fortement les dépenses de santé. Ce compte bénéficiera de 100 millions Fcfp versés à partir du budget général pour initier les premières actions. Ses ressources pourront être complétées progressivement par la mise en place d’une fiscalité dite comportementale, assise sur les produits sucrés ou salés.

Enfin, l’examen du projet de délibération relative aux budgets des comptes spéciaux a permis d’identifier les allocations budgétaires en recettes et dépenses de chacun des comptes qui sont désormais au nombre de 8 avec la création du fonds de prévention sanitaire et sociale.

Regrettons simplement l’absence de nombreux élus, notamment dans les rangs de l’opposition, ce qui n’a pas permis un réel échange démocratique. Sans doute, faudra t-il attendre le 7 décembre, date de la présentation des textes en séance plénière à Tarahoi, pour connaître la position officielle du Tahoeraa et de l’UPLD sur ces trois textes.

A partir du communiqué gouvernemental

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