Présidentielle et Législatives 2017: le temps des grandes manœuvres

2017, année électorale par excellence, promet de bien belles manœuvres de la part des appareils politiques. Et le Tahoeraa huiraatira n’est certainement pas le dernier à vouloir retrouver ses marques sur le grand échiquier.

Dernière preuve en date, la décision – inattendu, pour ne pas dire incompréhensible – de son leader historique, Gaston Flosse, d’opérer un rapprochement avec son « pire ennemi », Nicolas Sarkozy.

Voilà quelques années déjà que le « vieux lion » accuse publiquement l’ancien chef de l’Etat de lui avoir fait toutes les misères du monde, y compris sur le plan judiciaire, tant il incarnait encore à l’époque l’un des bastions forts de la chiraquie outre-mer. Sauf que Nicolas Sarkozy ne s’est pas uniquement attaqué au mouvement orange et à son leader…par ses décisions, il a également fait beaucoup de tort à la Polynésie et à son économie en général. Les fonctionnaires retraités de l’Etat s’en souviennent encore à en juger par les commentaires postés sur les réseaux sociaux. Pire, contrairement à tous ses prédécesseurs depuis le général de Gaulle, le président Sarkozy n’est jamais venu saluer en personne les Polynésiens.

Mais Gaston Flosse n’est pas à un reniement près pour prendre sa revanche sur le camp Fritch. Et pourquoi pas, espérer revenir au pouvoir en 2018, date des prochaines Territoriales!

Auparavant, le Tahoeraa devra marquer des points lors des deux précédents scrutins nationaux que sont les Présidentielles (avril-mai 2017), puis les législatives (11 et 18 juin). A condition toutefois que son poulain remporte les Primaires à droite, programmées les 19 et 26 novembre ici, ce qui semble bien mal parti à en juger par les résultats des derniers sondages qui donnent à Alain Juppé une avance confortable.

En réalité, le leader orange a mal digéré le mépris que lui a infligé le candidat à la Présidentielle et maire de Bordeaux, lors de sa venue au fenua en juillet dernier. D’autant que c’est Tearii Alpha, ministre du Logement, qui préside localement son comité de soutien, dans l’attente, naturellement, d’un positionnement officiel par le Tapura. Aussi, le député Tahuaitu ne s’en cache pas: « Alain Juppé, il ne veut pas rencontrer Gaston Flosse. Bon, s’il ne veut pas le rencontrer, on va ailleurs. Avec Sarkozy ». Ce n’est pas plus compliqué que cela!

Une chose est sûre: celui qui remportera les primaires à droite sera quasiment assuré d’investir l’Elysée au soir du 7 mai. A plus forte raison si, au second tour, il est opposé à Marine Le Pen…

Une fois désigné le président de la République, les électeurs devront procéder ensuite au renouvellement de l’Assemblée nationale. Et là encore, les Polynésiens ne devront pas se tromper sur leurs représentants pour défendre au mieux les intérêts de notre collectivité. Là encore, les chosent se précisent. D’un côté, Teura Iriti, Moana Greig et Vincent Dubois pour le Tahoeraa; de l’autre, les trois candidats du Tapura dont les noms seront officialisés vendredi soir par le conseil politique. Si Maïna Sage et Nicole Sanquer sont quasiment assurées de courir l’élection, en revanche, ça « ballote » encore dans la troisième circonscription entre Patrick Howell soutenu par le maire de Punaauia, Jean-Christophe Bouissou et Gaston Tong Sang, le maire de Bora Bora. Selon nos informations, le premier aurait une avance sur ses deux concurrents.

 

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