Présidentielle: la réponse en mouvement En Marche au Tahoeraa

 

Dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous, le comité local du mouvement En Marche tient à exercer son droit de réponse après la « charge » du Tahoeraa de jeudi.

Il est assez amusant de lire dans le communiqué du Tahoeraa qu’Emmanuel Macron serait le «candidat des loosers» face à Mme Le Pen qui serait celui des gagnants. Il suffit de regarder un peu les faits pour comprendre que c’est exactement le contraire.

Emmanuel Macron est sorti il y a quelques jours en tête du premier de l’élection présidentielle, largement devant sa principale candidate qui, elle, n’a devancé les autres concurrents que de quelques centaines de milliers de voix.

S’il y a un « looser » dans le paysage politique français, c’est bien le Front national, qui n’a jamais réussi à conquérir autre chose que quelques mairies où sa gestion s’est révélée à la fois catastrophique et semeuses de divisions dans la population. Une telle « loose » que cela s’est transformé en argument de vote pour le parti d’extrême droite : « On a pas encore essayé ceux-là ».

600 millions Fcfp d’emplois fictifs

Mme Le Pen elle-même n’a réussi, à la faveur d’un scrutin à la proportionnelle et d’une forte abstention, qu’à se faire élire comme représentante de la France au parlement de l’institution qu’elle veut détruire, l’Union européenne.

Le pire, c’est que non contente de critiquer l’action communautaire, elle ne profite pas de son siège au parlement européen pour essayer de la réformer, étant une des championnes de l’absentéisme avec ses collègues du Front national. Ce qui ne les empêche pas de profiter largement des fonds de ce parlement pour financer leur parti en faisant rétribuer indument les acteurs de sa propagande en tant qu’assistants parlementaires. La dernière évaluation par la présidence de ce qu’ont coûté ces emplois fictifs à l’Union européenne (financée par les contribuables français) se monte à 5 millions d’euros, soit 600 millions de francs CFP !

On comprend ainsi pourquoi M. Flosse a choisi de s’allier à Mme Le Pen : entre spécialistes des emplois fictifs, on se comprend !

Au fait que pense-t-on au Front national du fait que M. Flosse compte faire appel de sa condamnation définitive dans son affaire d’emplois fictifs de la présidence… devant la Cour européenne de Justice ?! Hilarant !

Les « papis loosers » contre Macron

Au plan local également, ça fait encore tout drôle de lire dans le communiqué du Tahoeraa qu’Emmanuel Macron serait le candidat des loosers… alors que le parti majoritaire actuellement au gouvernement à Tahiti appelle à voter pour lui !

Les loosers, en Polynésie française, ce sont précisément ceux qui appellent au vote pour Mme Le Pen… ou pour l’abstention. D’un côté les partisans de Gaston Flosse, de l’autre ceux d’Oscar Temaru, les deux « papis loosers » qui ont été écartés du pouvoir.

Enfin si l’on regarde ce que proposent les deux candidats au second tour de cette présidentielle, on comprend vite de quel côté sera la « loose » pour la Polynésie française.

Chronique d’une catastrophe annoncée

Si Mme Le Pen est élue et que le Front national arrive au pouvoir, ce sera la sortie de l’Union européenne suivie, comme tous les économistes l’annoncent, d’une crise monétaire inévitable, avec son cortège de catastrophes financières, aussi bien pour les épargnants, les entreprises exportatrices et donc leurs employés, et probablement un tel accroissement de la dette de la France que l’Etat devra faire des coupes sombres dans ses aides aux collectivités, en commençant par celles d’Outre mer. Les promesses financières ne pourront plus être tenues. A cette perte s’ajoutera celles des subventions européennes dont bénéficie La Polynésie.

Tandis qu’avec Emmanuel Macron, ce sera la relance économique à travers son plan de ré-industrialisation, et la confiance qu’il saura inspirer aux investisseurs internationaux, alors qu’ils sont tous effrayés par la perspective de l’arrivée au pouvoir du FN et commencent à envisager d’abandonner la France, comme ils ont commencé à la faire En Grande-Bretagne depuis le Brexit.

Ajoutons qu’il est fallacieux d’affirmer qu’il n’y a rien pour l’Outre mer dans le programme de M. Macron, alors qu’il propose des très intéressante pour les citoyens français les plus éloignés de la Métropole, notamment au niveau de la continuité territoriale.

Heimana GARBET
Référent pour la Polynésie
Mouvement En-Marche

enmarchepolynesie@gmail.com

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