Protection sociale généralisée : les syndicats rompent le dialogue

Ce jeudi 21 avril 2016, les organisations syndicales CSTP/FO, OTAHI, CSIP et O OE TO OE RIMA ont décidé de quitter la table des rencontres bihebdomadaires que le gouvernement avait, sur leur demande, accepté de mettre en place pour recueillir leurs propositions sur la réforme des retraites et de la maladie.

Déjà une première fois, ces mêmes centrales, à l’exception d’A Tia I Mua, avaient refusé de participer aux ateliers mis en place par le président de la Polynésie française en 2015.

Dans une auto saisine du CESC datant de 2011, les syndicats recommandaient pourtant aux pouvoirs publics, aux partenaires sociaux et aux acteurs socio-économiques concernés de déterminer conjointement les modalités de modification et d’adaptation des paramètres du système de retraite dans le cadre de concertations globales.

Cette même auto saisine recommandait encore d’élargir l’horizon de viabilité des régimes de retraites et de réviser les conditions et modalités de départ à la retraite et à la retraite anticipé.

Les travaux menés aux ateliers ont répondu en tous points aux recommandations du CESC et c’est conjointement que le gouvernement avec les partenaires sociaux a travaillé à la réforme de la PSG.

Le gouvernement s’étonne de l’attitude des syndicats qui refusent le débat sur les leviers qui sont susceptibles de produire un impact suffisamment significatif pour assurer, surtout à moyen et long terme, la remise à l’équilibre des régimes de retraite.

Si les régimes sont dans la situation d’aujourd’hui, c’est aussi par ce que ces mêmes centrales, bien que parfaitement informées depuis longtemps de la situation des régimes de retraite, au travers d’études actuarielles commandées auprès de de grands cabinets spécialisés, ont toujours refusé de mettre en œuvre leurs recommandations.

Par cette attitude, elles rejoignent le géniteur du projet Te Autaeaera’a qui, tapi dans l’ombre, s’évertue à clamer, à qui veut l’entendre, qu’il n’y a pas de difficultés à financer la PSG et que les chiffres avancés pour la réforme sont faux.

Le gouvernement prend donc acte du fait que les syndicats de salariés, contrairement aux autres partenaires, refusent de prendre leurs responsabilités dans la recherche de solutions pour réformer la PSG alors qu’il en va de l’intérêt de tous les Polynésiens.

Communiqué du gouvernement

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