PSG2: A Ti’a i Mua demande sa finalisation « pour la fin 2016 avec application dès 2017 »

La confédération syndicale A Ti’a I Mua « prend acte avec regret de la suspension des travaux du Comité de Pilotage de la Protection Sociale Généralisée réunissant l’ensemble des partenaires sociaux, décidée par le gouvernement quel qu’en soit le motif ».

Aussi, dans un communiqué, le comité directeur de la confédération « demande instamment que la PSG 2 soit finalisée pour la fin de l’année 2016 avec application dès 2017. Tout retard supplémentaire dans la réforme fait prendre le risque : – En assurance maladie, retour au déficit avec ses conséquences sur l’accès et la qualité des soins, – En retraite, diminution des pensions à l’horizon 2020, – En solidarité, impossibilité de financer le régime entrainant une diminution des aides à la population déjà en difficulté.

En maladie, les cotisations versées à la CPS et la Contribution de Solidarité Territoriale prélevées sur les 70 000 salariés couvrent 80% des dépenses des 270 000 habitants de la Polynésie.

En retraite, la CPS verse chaque année 38 milliards de pensions à 30 000 retraités pour 34 milliards de recettes. 4 milliards de déficit par an. La retraite a déjà consommé 28 milliards de ses réserves en sept ans, il reste 11 milliards de réserves disponibles, de quoi tenir 2/3 ans au plus. Si rien n’est fait, il faudra baisser les pensions pour les ajuster aux recettes.

En solidarité, c’est aujourd’hui 26 milliards par an payé par la CST (12 mds) des taxes (14 mds) payées par la population. L’augmentation est constante, comment et qui va payer à l’avenir ?

Qu’attend le Gouvernement ? Qu’attendent les partenaires sociaux représentatifs au plan territorial ? Qu’attendent les représentants de la société civile siégeant au CESC pour prendre leurs responsabilités afin de garantir l’avenir de notre système de protection sociale et de solidarité ? Il n’y a plus de temps à perdre. La confédération A Ti’a I Mua appelle tous les acteurs sociaux à se mobiliser pour trouver rapidement les solutions durables requises par l’urgence de la situation. 

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