Quelle « immigration » ?, s’interroge la Présidence

S’exprimant en fin de semaine devant le comité spécial de la décolonisation à l’ONU, à New York, Oscar Temaru et Richard Tuheiava ont une fois de plus asséné des contre-vérités sur la situation en Polynésie française, arguant notamment d’une pseudo « immigration » massive en provenance de métropole qui viendrait priver les Polynésiens d’emploi.

Jamais à court d’imagination lorsqu’il s’agit de travestir la réalité pour servir ses intérêts et tromper la communauté internationale, Oscar Temaru ferait mieux de s’imprégner des données de l’Institut Statistique de la Polynésie française en matière d’immigration, lesquelles permettent de constater tout l’inverse de ce qu’il prétend.

Dans l’étude publiée en janvier dernier par l’ISPF, qui s’appuie sur le dernier recensement de la population en date, réalisé en 2012, l’Institut de la Statistique souligne le « ralentissement des arrivées », et constate que sur une période de cinq ans, la Polynésie française a connu un déficit migratoire de 7 750 personnes.

Bref, une fois encore, la réalité des chiffres vient complètement démentir des lubies populistes et de coupables élucubrations, d’autant plus navrantes qu’elles sont relayées sur la scène internationale, qui plus est par un ancien Président du Pays et un sénateur de la République française. Ces errements pourraient faire sourire s’ils ne s’attaquaient pas directement au caractère pluriethnique de la Polynésie française, à ce qui fait sa singularité, à la cohésion de la mosaïque culturelle composant notre population.

Le Président de la Polynésie française et l’ensemble de son gouvernement s’insurgent donc devant cette malhonnêteté intellectuelle visant à tromper la communauté internationale tout en essayant, de manière cynique et calculatrice, de diviser les Polynésiens, et ce dans une quête obsessionnelle de l’indépendance totalement déconnectée des enjeux politiques et économiques du monde actuel.

Afin de corriger ces errements, le Président Gaston Flosse a adressé au Secrétaire Général des Nations Unies une lettre ouverte dans laquelle il invite également Monsieur Ban Ki-Moon à se rendre en Polynésie française.

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