Quelques vestiges du bombardement de Papeete exposés jusqu’au 23 octobre

L’exposition consacrée au bombardement de Papeete se tient à l’Hôtel de ville jusqu’au 23 octobre 2015, 9 heures à 15 h 30, 14 h 30 le vendredi. Divers objets sont présentés au public : des dons ou des prêts par des particuliers ou l’Armée, mais aussi des objets dont la commune a fait l’acquisition. 

Casque allemand modèle 16 ou Stahlhelm M 1916 (propriétaire : commune de Papeete / acquisition : novembre 2012)

Le Stahlhelm M 1916 dit casque M16 voit le jour au début de l’année 1916. Il présente une forme typique qui protège les oreilles. Il a une visière et est embouti d’une pièce. Ce casque, en acier épais de 1,2 mm, est bien plus résistant que le casque Adrian français M1915, conçu en tôle emboutie de 0,7 mm.

L’intérieur du casque est constitué d’un cerclage (ou « coiffe »), en cuir épais de 2 à 4 mm, sur lequel sont cousues trois pochettes de cuir. Sur le revers, une pochette en tissu est cousue et garnie d’un « coussinet » en toile.

Une jugulaire est fixée sur des attaches avec des crochets de fixation en acier. Le casque est pourvu de deux systèmes d’attaches externes sur les côtés de la coque pour permettre d’y fixer une plaque de protection en acier trempé de 6 mm dont le rôle était de protéger le front des sentinelles de tranchée.

Casque français d’infanterie (propriétaire : commune de Papeete / acquisition : novembre 2012)

Le casque Adrian M 1915 est le casque militaire équipant les troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale. Il a été distribué à partir de septembre 1915. Le casque Adrian était conçu pour protéger les soldats des éclats des obus qui explosaient au-dessus des tranchées.

Le casque est fait d’acier doux d’une épaisseur de 7/10 mm pesant de 670 à 750 grammes seulement. De couleur bleu horizon, il était constitué de 5 pièces : la bombe, la visière, la nuquière, le cimier et la coiffe en cuir.

À l’avant du casque était agrafé, par des pattes métalliques, l’attribut caractéristique de l’arme (infanterie, artillerie, chasseurs à pied, service de santé, la plus répandue étant celle de l’infanterie : une grenade surmontée d’une flamme, estampillée des initiales « RF» pour République française).

En hiver, certains soldats rajoutaient un rembourrage supplémentaire de tissu ou de papier journal entre la coque et la coiffe.

Papeete expo

Uniforme français de 1915 (propriétaire : RIMAP, salon d’honneur)

Cet uniforme appartient à monsieur Tahitoarii Temaurioraa, né le 23 août 1891 à Teavaro (Moorea) et décédé le 23 octobre 1994. Poilu Tahitien de classe 1910 du 5ème contingent, il a combattu en France pendant la 1ère Guerre mondiale. Il a remis aux Forces Armées plusieurs de ses effets personnels. Ils sont, habituellement, exposés dans le salon d’honneur au RIMAP et présentés pour cette exposition.

Il s’agit des brodequins (chaussures), des guêtres permettant de se protéger le bas des jambes notamment contre les barbelés, du pantalon, d’une capote (manteau) et d’une vareuse modèle 15.

Avant 1915, les uniformes étaient rouges garance en bas et foncé en haut. Le rouge, trop voyant, a été supprimé et remplacé par du bleu horizon.

Sur la vareuse, on distingue des boutons sur lesquels, est représentée une grenade qui indique qu’il a servi dans l’infanterie pendant la guerre 14-18.

Croix de Guerre 1914-1918

En décembre 1914, une proposition de loi, pour honorer de façon spécifique les actes de bravoure en temps de guerre, est présentée aux parlementaires. Ils adoptent définitivement ce projet, en votant, en avril 1915, la loi instituant la Croix de Guerre. Elle devait, initialement, récompenser les combattants cités individuellement pour faits de guerre.

Sans que cela soit précisé, elle va récompenser aussi bien les combattants français qu’étrangers. Son attribution va également être étendue à des citations collectives (villes ou villages ayant particulièrement souffert de la guerre, unités militaires). C’est une croix de bronze dont le revers porte initialement les dates 1914-1915 et sera modifiée chaque année jusqu’à la victoire, d’où les revers 1914-1916, 1914-1917, 1914-1918.

Son ruban peut être orné de différents insignes distinctifs:

– une étoile en bronze pour citation à l’Ordre du Régiment ou de la Brigade,

– une étoile en argent pour citation à l’Ordre de la Division,

– une étoile en vermeil (or) pour citation à l’Ordre du Corps d’Armée,

– une palme en bronze pour citation à l’Ordre de l’Armée. Une palme en argent remplacera 5 palmes en bronze (décret de 1917).

Le nombre de citations n’est pas limité.

Épée à clavier de parade (propriétaire : Bernard Teiva)

Après 1870, l’épée est portée par tous les sous-officiers et officiers subalternes de troupe. En 1872, une couronne à l’antique faite de deux branches de chêne et de laurier nouées ensemble est adoptée. A double tranchant, elle mesure 80 cm de long. La monture est en laiton. Le clavier de garde est chargé, depuis 1857, d’une grenade en laiton en bas relief, rivée sur le clavier.

Le fourreau, d’abord en cuir comprimé, devient métallique en 1884, avec un bracelet et un anneau de bélière ; ensuite il est nickelé, puis chromé vers 1910. La monture de l’épée de sous-officier porte un ornement différent pour chaque arme ou service. La dernière épée réglementaire de l’Armée française est celle du modèle 1887 pour les sous-officiers. Avec la Première Guerre mondiale l’épée disparaît pour tous les sous-officiers sans distinction.

L’épée exposée a appartenu au Poilu tahitien Rootia Teiva. Elle servait uniquement pour les parades et non pour la guerre.

 

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Une pensée sur “Quelques vestiges du bombardement de Papeete exposés jusqu’au 23 octobre

  • 22 octobre 2015 à 6 h 58 min
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    Pour ceux qui veulent connaître l’histoire de Tahiti lors de l’arrivée des bateaux allemands, c’est en ce moment

    Répondre

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