Quels progrès chez les Océaniennes vingt ans après Beijing ?

Sous l’égide du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), une table ronde s’est déroulée le mardi 11 août 2015 au siège de la CPS à Nouméa.  Eliane Tevahitua, secrétaire de l’UFFO-Polynésie, en donne le résumé.

Parmi les intervenants, citons: Cameron Diver, directeur général adjoint de la CPS; Brigitte Leduc, conseillère à l’Egalité Femmes-Hommes et les représentantes de l’Union des Femmes Francophones d’Océanie (UFFO) de Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu et Wallis et Futuna. Madame Raymonde Raoulx intervenait au nom de l’UFFO-Polynésie. Sans oublier la présence de Jean-Luc Fauré- Tournaire, conseiller diplomatique représentant la France auprès de la CPS.

Au cours de ce débat public, quatre thèmes majeurs du programme de Beijing ont été débattus. Et de s’interroger: vingt ans après l’adoption du programme d’action de Beijing : quels progrès chez les Océaniennes?

La réduction de la pauvreté chez les femmes

Les femmes sont davantage vulnérables à la pauvreté pour des raisons qui découlent parfois du statut qui leur est accordé dans la société. Dans la région océanienne on a encore du mal à reconnaitre que la pauvreté existe malgré le fait qu’une partie importante de la population vit dans la précarité. On estime qu’en Polynésie française 28% de la population totale vit sous le seuil de pauvreté et 25% en Nouvelle Calédonie.

L’UFFO- Polynésie a réalisé une enquête qualitative à Tahiti et Moorea en 2013 évaluant l’impact de la crise économique sur les femmes et les hommes vivant dans la précarité. Celle-ci montre que les hommes et les femmes réagissent différemment aux situations de précarité et que la situation sociale des personnes interrogées était pire que ce que les enquêtrices imaginaient.

La protection de l’environnement

En Océanie, le rapport régional révèle que le rôle des femmes dans la gestion des ressources naturelles et dans l’adaptation au changement climatique gagne en reconnaissance.

L’UFFO-Polynésie a réalisé deux études en 2014 qui démontrent comment les mauvaises pratiques environnementales risquent de rendre les populations davantage vulnérables aux impacts du changement climatique.

La santé des femmes

Le rapport régional soulève que l’ensemble des pays et territoires océaniens ont enregistré des progrès dans le domaine de la santé maternelle. Mais les maladies non transmissibles pèsent de plus en plus lourd sur la santé des femmes et elles contribuent à augmenter encore la charge de travail des femmes qui sont souvent les principaux aidants familiaux.

Les études de cas réalisées par l’UFFO-Polynésie ont mis en exergue deux types de maladies non transmissibles : l’obésité et le diabète avec ses complications vasculaires (HTA, complications cardiaques, oculaires, rénales, infectieuses) et les goitres et cancers thyroïdiens. Si l’obésité et le diabète sont en grande partie liés au mode de vie sédentaire avec une alimentation déséquilibrée et un manque d’exercice physique, la maladie thyroïdienne est vraisemblablement d’origine radio-induite.

De plus, les interactions entre les problèmes environnementaux, la crise économique, la précarité des familles et la santé des femmes sont exposées.

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