Réduire la fracture sociale de manière plus efficiente

L’examen du budget primitif de la Polynésie française pour 2018 a débuté ce jeudi matin à l’assemblée de la Polynésie française.

C’est assurément le « gros morceau » de la session budgétaire qui s’achève en fin de semaine prochaine. Un moment toujours très attendu par la classe politique qui a tout le loisir de juger les actions gouvernementales, celles du passé comme celle programmées en 2018. Quand bien même cet exercice est quelque peu tronqué par l’organisation des élections territoriales, courant avril-mai.

Comme il est de coutume, le président du Pays, Edouard Fritch, est venu défendre en personne son bilan de mandature (septembre 2014 – décembre 2017). Un bilan plutôt positif sur le plan économique et financier mais aussi un constat sur l’accroissement de la pauvreté que nul ne peut nier.

A ce propos, le chef de la majorité a déclaré: « Nous savons bien que les inégalités se sont creusées au cours de toutes ces années d’errance politique, et sans doute même avant. Nous savons que la pauvreté a gagné du terrain. Toute la classe politique a participé à l’instabilité politique de ces dernières années. Nous sommes tous responsables de la récession économique et de ce fait, de la pauvreté monétaire dans notre pays.

Pourtant, vous savez bien comme moi, puisque vous votez les budgets, que nous consacrons chaque année plusieurs milliards, plusieurs dizaines de milliards, pour accompagner les plus démunis d’entre nous. Pour notre part, depuis un peu plus 2 ans, notre gouvernement s’efforce de lutter contre la pauvreté.

Mon sentiment, c’est que ces fonds ne sont pas encore employés de manière efficiente. C’est pourquoi j’ai demandé au gouvernement de mettre en place de nouvelles méthodes, plus efficaces, plus en phase avec les réalités du terrain,  pour réduire cette fracture sociale.

L’autre fracture sociale qui nous guette, c’est celle qui est liée à notre système de solidarité. Si rien n’est fait, nous courrons à la catastrophe.

Vous savez que nous avons courageusement engagé la réforme de la PSG. Mais sans doute faudra-t-il surmonter certaines tendances à l’inertie, tant les changements peuvent faire peur à certains.

Votre gouvernement n’a pas peur de l’avenir. Il est résolument optimiste. Il souhaite rassembler les énergies optimistes face au pessimisme déployé par certains. »

(extrait de son allocution prononcée ce matin)

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