Réflexion autour d’une nouvelle convention « Culture » Etat-Pays

Le ministre de la Promotion des langues et de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, a été reçu, lundi à Paris, rue de Valois, durant plus d’une heure, par Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication.

 

Au cœur de leur échange : le code de la propriété intellectuelle, la convention culture Etat-Territoire, le centre culturel, l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco de Taputapuatea et des Marquises et la labellisation du ‘Ori Tahiti, la danse tahitienne.

Un code de la propriété intellectuelle polynésien

 Heremoana Maamaatuaiahutapu a indiqué à Fleur Pellerin qu’un travail d’adaptation des dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives à la propriété littéraire et artistique était actuellement mené pour permettre une meilleure prise en compte des réalités polynésiennes.

Ce travail vise notamment à clarifier les modalités d’intervention des sociétés de perception et de répartition des droits d’auteur (SPRD) nationales en Polynésie française. Actuellement, les prélèvements effectués par ces dernières tombent dans un pot commun national sans qu’il soit possible d’identifier avec précision les prélèvements réalisés en Polynésie française et les reversements effectués au profit des artistes polynésiens.

Dans le souci d’une plus grande transparence, il convient donc de remédier à cette situation en renforçant les instruments de contrôle dont disposent les autorités polynésiennes et en s’appuyant sur une coopération renforcée avec l’Etat, à l’instar de celle récemment mise en place en matière de propriété industrielle. L’envoi d’une mission juridique du Conseil d’Etat a été évoqué.

Une convention cadre

 Depuis la convention-cadre culture, signée en 1993, et rendue caduque depuis plus de dix ans, aucun partenariat d’envergure n’a été scellé entre l’Etat et la Polynésie française sur le plan culturel. Seules deux conventions s’appliquent encore : l’une avec le conservatoire et l’autre avec le Musée de Tahiti et des Iles.

Fleur Pellerin et Heremoana Maamaatuaiahutapu ont convenu que la coopération entre l’Etat et la Polynésie française mériterait d’être repensée. La ministre a évoqué la possibilité d’une nouvelle convention cadre, de telle manière que soit établi un plan sur plusieurs années avec des objectifs stratégiques bien définis.

Un grand centre culturel

 Heremoana Maamaatuaiahutapu a souligné que la Maison de la culture jouait pleinement son rôle. Elle enregistre 350 000 visiteurs par an quand le centre Tjibaou en reçoit 80 000.

Pour autant, les lieux deviennent exigus – au regard de sa fréquentation, la bibliothèque devrait ainsi faire 1 500 m2 de surface alors qu’elle n’en a que 500 aujourd’hui. Créer un grand centre culturel apparaît comme une priorité. Outre l’atout touristique qu’il représenterait, il favoriserait l’expression du spectacle vivant et de l’art contemporain. Par ailleurs, Le ministre de la promotion des langues et de la culture a informé Fleur Pellerin qu’il était aussi à Paris pour le dépôt du dossier d’inscription de Taputapuatea et pour évoquer celui des Marquises.

Labelliser le ‘Ori Tahiti

Enfin, Heremoana Maamaatuaiahutapu a sensibilisé la ministre de la Culture et de la Communication sur la nécessité d’inscrire le ‘Ori Tahiti au patrimoine mondial de l’Unesco. A ses yeux, il importe de labelliser la danse polynésienne qui connaît un engouement mondial. Au Japon, l’on dénombre aujourd’hui 300 000 pratiquants, soit plus que la population totale de la Polynésie française.

François Hollande est attendu en Polynésie française fin février dans le cadre d’une visite présidentielle d’une semaine qui le verra séjourner en Amérique du Sud, puis dans le Pacifique. A l’occasion de son entretien avec Fleur Pellerin, Heremoana Maamaatuaiahutapu a manifesté le souhait que la ministre accompagne le président de la République.

Cet entretien a eu lieu en présence de Nicole da Costa, conseillère spéciale chargée du développement culturel des territoires, de l’action éducative et des pratiques culturelles et artistiques auprès de la ministre de la Culture et de la Communication.

Communiqué du Gouvernement

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