Réforme de la PSG: Emile Vernier s’impatiente

Le président du Sdiraf, Emile Vernier, exprime ouvertement son impatience face à une réforme de la PSG (Protection sociale généralisée) qui tarde à venir…

Mais, que se passe-t-il donc dans notre pays ? Depuis 2010, à chaque fois que j’en avais l’occasion, j’ai annoncé les grandes difficultés que connaissait notre régime de retraite géré par la CPS. Je rappelle d’ailleurs que la direction et les employés de la CPS ne font qu’exécuter ce que leur disent le conseil d’administration, mais aussi le conseil des ministres qui est aussi celui qui a le dernier mot et qui rend exécutable le budget de la CPS en le publiant au Journal Officiel de la Polynésie française.

(…)

Le régime de retraite actuel, même avec les petits changements intervenus, reste malgré tout un des meilleurs régimes de retraite de base dans le monde : un âge de départ à la retraite (60 ans) plutôt bas relativement à l’espérance de vie, un taux de remplacement intéressant (70% du salaire moyen), une durée de cotisations (35 ans) faible, une retraite tranche B pas du tout adaptée aux conditions de vie actuelles.

Notre régime de retraite actuel (tranches A et B) est un régime qui, s’il n’était pas réformé, correspond à une société de plein emploi. En effet, dans notre régime par répartition, ce sont les cotisations des actifs qui servent à payer les pensions de retraite des retraités. En 2016, ce sont plus de 40 milliards que la CPS doit prélever pour payer les pensions. On est loin du compte. Avec les dizaine de milliers d’emplois perdus et un nombre annuel insuffisant de créations d’emplois, il y a beaucoup moins de recettes pour payer les pensions. Tant qu’il reste des réserves liquides dans les caisses, les gestionnaires peuvent toujours payer les pensions à niveau. C’est encore le cas aujourd’hui. Mais, ces réserves ne sont pas inépuisables et en 2016, on est plus près de l’assèchement de ces liquidités que du trop plein.

Régulièrement, le gouvernement nous rappelle l’urgence de réformer. Depuis février 2015, malgré les promesses, on n’a rien vu arriver. Pourtant, notre gouvernement sait ce qu’il faut faire, il a tous les éléments. Il a toutes les propositions possibles. Il sait même, selon la voix du président, que ces mesures seront impopulaires. Est-ce cette impopularité annoncée qui entraîne un blocage des réformes ? Ou alors, est ce que le gouvernement craint les réactions des syndicats de salariés ? En tout état de cause, à rester sans rien faire, les uns et les autres prennent des responsabilités qu’il ne faudra pas oublier, en espérant que les milliers de retraités crieront bien un jour leur colère devant le manque de volonté et de conviction de nos décideurs.

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