Réforme de la PSG: les partenaires sociaux en quête d’une stratégie commune

Organisations patronales et syndicats de salariés ont convenu de se retrouver demain, jeudi 16 novembre (9h) dans les locaux du MEDEF, pour définir une stratégie commune dans le cadre de la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG).

Autant dire que les premières mesures dévoilées en début de semaine par le ministre de la Santé, Jacques Raynal, passent vraiment mal!

Une fois n’est pas coutume, les partenaires sociaux souhaitent parler d’une même voix pour atténuer les effets de la copie gouvernementale.

Parmi les points bloquants, le passage du départ à la retraite de 60 à 62 ans essuie un refus catégorique. Y compris, nous a t-on dit, dans les rangs de la CGPME-PF. Quand bien même, partout ailleurs dans le monde, on a pris en considération l’allongement de la durée de vie pour demander aux travailleurs de cotiser plus longtemps…

Le relèvement progressif des taux de cotisation-retraite (jusqu’à 25% ?) est également mal vécu par les employeurs qui y voient un renchérissement du coût du travail. A la place, nombre de de voix s’élèvent pour réclamer l’instauration d’une CSG (Contribution sociale généralisée) en remplacement de l’actuel CST  mais assise cette fois-ci sur l’ensemble des revenus et donc de la richesse produite sur le territoire.

En d’autres termes, les salariés-cotisants à la CPS ne veulent plus être les seuls à payer pour la protection sociale. Aussi, ils regardent en direction des revenus du capital, mais également des patentés et autres professions libérales qui, à leurs yeux, ne contribuent pas suffisamment à l’effort de solidarité.

Le problème, c’est que cette CSG peut être considérée – à tort ou à raison ? – comme un impôt sur le revenu. Ce à quoi se refuse le gouvernement actuel. Comme le Tahoeraa d’ailleurs en son temps.

Toujours est-il que les partenaires sociaux vont devoir faire des contre-propositions. Si tant est qu’ils s’accordent sur un socle commun! Puis les soumettre au gouvernement. Mais on est encore loin des appels à descendre dans la rue proférés par certains.

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