Réinscription de la Polynésie à l’ONU: « Le temps de la chasse gardée est révolue »

De la réinscription à l’ONU et de la mission que vient de conduire le président de la Polynésie française à New-York, il en a été encore question ce jeudi matin lors de la séance des questions orales d’actualité à l’assemblée.

Deux représentants – l’autonomiste Antonio Pérez et le souverainiste Richard Tuheiava – ont abordé ce sujet. Sous des angles radicalement différents, on l’imagine!

Le premier s’est interrogé simplement sur la visite officielle d’une délégation de la 4ème commission de l’assemblée générale des Nations Unies. « Il ne m’appartient pas d’en prendre la décision » mais plutôt « à l’Etat de lancer des invitations officielles » a expliqué le chef de l’exécutif local qui n’en reste pas moins convaincu que « toutes ces personnes étaient très mal informées de la situation réelle de la Polynésie française ». Aussi, le président Fritch a d’ores et déjà annoncé son intention de repartir l’année prochaine à New-York. Et de conclure: « Le temps de la chausse gardée est révolue ».

Raison pour laquelle en réponse maintenant au second, le chef du gouvernement polynésien a été beaucoup moins conciliant, constatant d’emblée que son interlocuteur « avait chaussé les savates du président du Tahoeraa » pour contester sa légitimité au siège de l’organisation internationale. Mais d’une façon générale, le président Fritch a voulu démontrer qu’il avait acquis la représentativité nécessaire pour porter la voix des autonomistes. Ne serait-ce que parce que le 14 septembre 2014, il avait été aux plus hautes fonctions du pays par 47 voix (sur 57). « Aucun président de la Polynésie française n’a été élu avec une telle majorité », s’est-il exclamé.

Enfin, par rapport à la question des ressources naturelles que renferment les fonds sous-marins, Edouard Fritch a répété ce qu’il avait déclaré à New-York, à savoir que les craintes des indépendantistes de voir la France faire main basse sur ces richesses « étaient infondées« . Et pour cause, l’Etat a publiquement réaffirmé notre entière compétence en matière de recherche et d’exploitation dans notre ZEE, à l’exception des matières stratégiques liées au nucléaire.

 

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